Kpalimé, 31 déc. (ATOP) – Les responsables des organisations locales et les autorités locales et traditionnelles du grand Kloto ont validé les documents du rapport de l’étude de référence et du manuel d’éducation scolaire sur la situation de l’agro écologie dans le grand Kloto lors d’un atelier le jeudi 30 décembre à Kpalimé.
Cette étude de référence et ce manuel d’éducation scolaire sur la situation de l’agro écologie dans le grand Kloto sont une initiative de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE). Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’« Appui aux jeunes et des femmes pour une transition vers une agriculture durable et une résilience climatique des communautés locales à travers des pratiques agro écologiques dans les communes du Grand Kloto ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du projet #Ton Futur Ton Climat (TFTC2) en collaboration avec le Partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO) et le Secrétariat International de l’Eau.
L’objectif est de renforcer la résilience des jeunes et des femmes du Grand Kloto à travers la mise en œuvre des pratiques agro écologiques. La stratégie d’intervention reconnait la place des associations de jeunesse dans la définition de solutions durables face aux changements climatiques et les positionne comme acteurs de la mise en œuvre des activités sur le terrain.
Les participants ont analysé et validé le rapport de l’étude de référence sur la situation de l’agro écologie dans le grand Kloto. Ils ont également examiné et adopté le manuel scolaire d’éducation à l’agro écologie après les présentations des consultants.
Le rapport de l’étude de référence est un document qui établit une situation qui s’intéresse aux initiatives qui sont développées en matière d’agro écologie et les raisons qui motivent les gens à adopter ces pratiques. Le document établit aussi que, le fait que les gens ont des orientations en termes de marché et d’espace pour écouler certains produits, les amène à adopter certaines pratiques. Il a également relevé que les jeunes restent des acteurs importants sur lesquels il faut compter pour la transition agro écologique. Il précise que cet appui devrait normalement passer par des formations pour renforcer leurs capacités et surtout les accompagner dans leur installation pour le développement des pratiques résilientes aux changements climatiques.
Le manuel d’éducation des élèves du primaire et du secondaire en agro écologie est un document qui encourage une éducation des élèves dans le domaine agro écologique. Le document regroupe 7 modules entre autres ce qu’est l’agro écologie, le sol, les pépinières, le maraichage, les semences, les fertilisants biologiques et les bio pesticides.
Le consultant Dossou Thomas, a expliqué qu’il s’agit de faire en sorte qu’à long terme, les jeunes qui seront les décideurs de demain, commencent dès le bas âge à avoir des notions sur l’agro-écologie pour qu’ils connaissent leur importance afin qu’ils puissent plus tard prendre des décisions qui vont dans le sens de sa promotion. Il a souligné qu’il s’agit d’amener les jeunes petit à petit à comprendre les bonnes pratiques sur l’agro écologie.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire général de la préfecture de Kpélé, représentant les préfets du grand Kloto, Saboutou Arimiyao a affirmé que les changements climatiques sont liés à l’action humaine. Il a précisé que l’une des approches de solution à ce phénomène de changement climatique est la pratique de l’agro écologie. Le secrétaire général a exhorté tous les participants à prêter une attention particulière et à s’impliquer dans la validation de ce rapport.
Le secrétaire général de la commune de Kloto 1, Dogo Tchalla, a déclaré que le défi que comptent relever tous les pays du monde aujourd’hui, c’est la protection de la nature. Aussi a-t-il salué cette initiative de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement, qu’il considère comme révélatrice et louable. « Je voudrais dire que au-delà de ce que nous sommes en train d’initier, il revient également aux communes de pouvoir se donner ce devoir d’accompagner les politiques de l’État en matière de protection de l’environnement. Ceci étant, aujourd’hui il y a des mécanismes qui sont mis en place pour donner cette ouverture aux communes de pouvoir initier des projets pour protéger l’environnement » a souligné le secrétaire général de Kloto 1.
ATOP/AYH/KYA






