
Kpalimé, 23 mai (ATOP) – Les autorités administratives et traditionnelles de la préfecture ont été invités, le jeudi 23 mai à Kpalimé, à réfléchir autour du thème « L’engagement des autorités administratives et traditionnelles dans l’autonomisation des jeunes filles et femmes ».
Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série de tâches menées à travers le projet « Amélioration des conditions de vie et de la santé des filles et de femmes vulnérables et leurs familles » démarré depuis 2020. Elle est mise en œuvre par l’ONG Petite Sœur à Sœur (PSAS) avec l’appui d’Action medeor et du ministère fédéral allemand chargé de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
L’objectif est de sensibiliser ces autorités sur l’importance pour elles d’investir dans l’autonomisation des jeunes filles et des femmes. Il s’agit de les informer sur la vulnérabilité des filles et des femmes afin de les amener à identifier des actions à mener dans leurs communautés, à proposer des actions à entreprendre pour promouvoir l’autonomisation des filles et des femmes, afin de les rendre financièrement autonomes pour leur bien-être et celui de leurs communautés
Pour atteindre ce but, les autorités administratives et traditionnelles ont suivi des exposés sur les actions menées par les différents acteurs ainsi qu’une présentation sur l’autonomie des filles et femmes. Cette présentation a été suivie de travaux de groupes pour réfléchir sur la contribution des acteurs à l’autonomisation des filles et des femmes. Les participants vont élaborer des plans d’actions avec des actions concrètes à mettre en œuvre dans leurs localités pour rendre les filles et femmes autonomes financièrement.
Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Bakaï Essolabina s’est réjoui de ce projet qui vient appuyer les efforts du gouvernement visant à lutter contre la vulnérabilité des jeunes filles et des femmes. Il a rappelé l’engagement du Togo pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes à travers sa politique nationale pour l’égalité et l’équité genre.
La directrice exécutive de l’association Petite Sœur à Sœur, Mme Ama Yawo-Akototsè a souligné que selon ONUFEMME, l’investissement dans l’autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l’égalité des sexes, l’éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive. Elle a rappelé la contribution des femmes à l’économie que ce soit au sein des entreprises, dans les exploitations agricoles, ou par leur travail non rémunéré à la maison où elles s’occupent de leurs familles. La directrice exécutive a donc estimé qu’il faut aller à la base pour sensibiliser les leaders communautaires pour qu’à leur tour, ils sensibilisent les parents à investir davantage dans la jeune fille et dans la femme.
Le représentant du maire de Kloto 3, Amétépé Komi Agbésinyaléa décrit la situation dans les communautés, précisant que dans celles-ci, beaucoup de jeunes filles et femmes vivent dans des conditions précaires, sans ressources et formation. Il a souligné que dans telles conditions, il est difficile à ces jeunes filles et femmes non scolarisées et dépourvus de compétences précises, de résister à la tentation lorsqu’on leur fait miroiter le bonheur qu’elles pourraient se procurer en ville.
ATOP/AYH/KYA






