
Kpalimé, 26 sept. (ATOP) – La campagne 2025-2026 de commercialisation du café et du cacao sera officiellement lancée le 1er octobre prochain. A la cérémonie de lancement de cette campagne, la ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Mme Kayi Mivédor-Sambiani, a salué, le vendredi 26 septembre à Kpalimé, les progrès enregistrés dans les deux filières au cours de la saison écoulée.
« Au cours de la campagne 2023-2024, les quantités exportées étaient de 2.618 tonnes pour le café et de 11.182 tonnes pour le cacao. Celle de 2024-2025 a connu une nette progression, avec 4.400 tonnes de café et 24.000 tonnes de cacao exportées », a-t-elle déclaré. La ministre a exhorté les producteurs à maintenir cet élan afin de rendre les filières plus performantes et résilientes, gage de meilleurs revenus pour les planteurs et de croissance pour l’économie nationale.
Un lancement marqué par des remises d’équipements

Organisée par le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), la cérémonie de lancement a réuni un parterre de personnalités, notamment des préfets dont Assan Koku Bertin de Kloto, des chefs traditionnels, des producteurs et acteurs de la filière. M. Konlani Dindiogue, directeur de cabinet a représenté le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural. L’évènement a été ponctué par plusieurs interventions, la visite des stands et la dégustation de café et des produits chocolatés ainsi que la remise de 15 motos de terrain aux contrôleurs des produits, ainsi que de matériels de travail notamment des sondes de prélèvement d’échantillons et balances électroniques pour renforcer le suivi de la qualité.
Cette rencontre a également permis de rappeler les principales normes et directives à respecter pour assurer le bon déroulement de la nouvelle campagne. « Une cérémonie de lancement est toujours une occasion solennelle d’échanges entre acteurs, de bilan de la campagne écoulée et de rappel des orientations pour la saison à venir », a expliqué Anselme Gouthon, secrétaire général du CCFCC.
Une campagne « mouvementée » positivement
Il y a un an, les acteurs des deux filières se sont engagés à rendre les secteurs performants, compétitifs et créateurs de richesses d’ici 2030, grâce à une culture professionnalisée et durable. Cet engagement a conduit à l’adoption des Plans de développement des filières café-cacao (PDCC), articulés autour de quatre axes : amélioration durable de la productivité et de la qualité ; développement de la transformation et promotion de la consommation locale ; amélioration de la commercialisation intérieure et extérieure ; coordination et gestion de la filière.

« Après un an de mise en œuvre, il est déjà possible de mesurer le chemin parcouru, d’autant que des urgences comme le règlement européen nous y obligent. La campagne 2024-2025 a été particulièrement mouvementée », a souligné M. Gouthon. Selon lui, le CCFCC a signé des contrats de travail avec 11 contrôleurs de produits, un effectif porté à 16 pour une meilleure couverture du terrain. Des actions de renforcement des capacités et de lutte contre la contrebande ont également été menées, notamment dans les zones caféières et cacaoyères ainsi que dans les régions septentrionales.
Dans le domaine de la commercialisation, la campagne 2024-2025 a permis l’exportation de 4.400 tonnes de café et 24.100 tonnes de cacao, contre respectivement 2.178 tonnes et 11.182 tonnes lors de la saison précédente. Les transactions ont été réalisées par 24 opérateurs économiques dans un contexte de volatilité des prix. « Ces résultats constituent des avancées appréciables, mais nous devons poursuivre les efforts pour atteindre les objectifs des PDCC », a-t-il ajouté.
Des défis à relever
Malgré ces performances, des dysfonctionnements persistent. La ministre a notamment relevé l’intervention d’opérateurs non enregistrés, la surenchère exagérée des prix locaux et des exportations frauduleuses. Elle a appelé l’ensemble des acteurs à collaborer avec le gouvernement et le CCFCC pour moraliser le circuit de commercialisation.
Mme Mivédor-Sambiani a toutefois salué les progrès réalisés, en particulier l’intégration d’une grande partie des acteurs dans des groupements organisés, tels que le Syndicat Indépendant des Acheteurs de Café et de Cacao du Togo (SIACCTO) et la Fédération des Unions des Producteurs de Café et de Cacao du Togo (FUPROCAT). Elle a invité chacun à veiller au respect des procédures et à fournir des données statistiques fiables pour le suivi de la filière.
Un nouveau kiosque à café
La date du 1er octobre coïncide avec la Journée internationale du café et la Journée mondiale du cacao et du chocolat. Pour marquer l’évènement, le CCFCC inaugurera un nouveau kiosque à café à Sanguéra. L’apothéose de cette célébration interviendra le 8 octobre au Centre togolais des expositions et foires (CETEF).
ATOP/AJA/DHK






