
Kpalimé, 22 jan. (ATOP) – Le Conseil interprofessionnel des filières café et cacao du Togo (CICC-Togo) s’est réuni, le mercredi 21 janvier à Kpalimé, en assemblée générale extraordinaire consacrée à l’examen et à l’adoption de nouveaux textes juridiques (statuts et règlement intérieur) de l’organisation.
Cette assemblée a regroupé des délégués des différentes familles (producteurs, exportateurs, acheteurs et transformateurs) composant l’interprofession. Les participants ont adopté les statuts révisés et le règlement intérieur. Parmi les principales innovations adoptées figure la réforme de la gouvernance. Le bureau exécutif, auparavant composé de douze membres, est désormais remplacé par un Conseil d’administration de cinq membres. De même, le nombre de délégués pour participer à l’assemblée générale passe de 51 à 15 membres. Le mandat des futurs dirigeants issus de ces textes est de trois ans, renouvelable une seule fois. Cette restructuration vise à fluidifier la prise de décision dans un secteur jugé stratégique.
Selon le président du CICC-Togo, Kokouda Chardey, cette assemblée extraordinaire se justifie par la nécessité d’adapter les textes organiques de l’institution aux réalités actuelles du secteur. « Après onze ans d’existence, les textes ont révélé des insuffisances. Les familles ont estimé qu’il était indispensable de les ajuster aux nouvelles donnes afin de mieux relancer les filières café et cacao », a-t-il expliqué. Le président a souligné que la réduction du nombre de membres permettra de constituer un conseil d’administration plus technique, composé d’acteurs maîtrisant les enjeux du secteur, afin de mieux répondre aux défis de production, de transformation et de commercialisation.
Pour le secrétaire administratif du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), Dr Adden Ayi Koffi, l’adoption de ces nouveaux textes marque « un tournant décisif » pour l’interprofession. « Ces statuts vont permettre d’asseoir durablement le CICC-Togo, de relancer les activités et de promouvoir davantage la production du café et du cacao au Togo, ainsi que les autres chaînes de valeur qui y sont liées », a-t-il déclaré. Dr Adden a invité les différentes familles à mettre en œuvre, avec responsabilité, les textes adoptés afin de contribuer à l’essor durable des filières café et cacao dans le pays.
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