Kpalimé, 9 avr. (ATOP)- Une délégation de la Confédération des Chocolatiers et des Confiseries de France a échangé, les 6 et 7 avril, avec les producteurs des coopératives de Tové et de Badou sur les possibilités d’un partenariat.

En visite d’exploration et de recherche de cacao de qualité au Togo, la délégation française s’est rendue dans les zones de production de cacao de Tové dans le Kloto et de Litimé dans le Wawa pour apprécier les variétés cacaoyers cultivées et les techniques culturales utilisées (culture biologique, non utilisation des intrants).
Au terme des échanges, le chef de la délégation des chocolatiers, Mercier Daniel, a salué la volonté des planteurs à améliorer la production. Il a relevé, par contre la non maitrise de quelques normes notamment la fermentation et le séchage, précisant que ces failles seront comblées par des formations organisées à leur endroit par le ministère de l’Agriculture, le Comité de Coordination de la Filière Café et Cacao (CCFCC) et le Conseil Interprofessionnel du Café et du Cacao (CICC).
« Nous allons discuter avec les autorités et leur expliquer ce que nous voulons, s’il y a une vraie volonté de la part du Togo et des Togolais de s’inscrire dans ce label chocolatier engagé, nous reviendrons pour la signature du partenariat », a déclaré M. Mercier.
« Je crois que les producteurs Togolais sont conscients des défis évoqués par ces chocolatiers et ils vont s’y mettre d’avantage de façon à garantir aux chocolatiers français du cacao de bonne qualité », a indiqué M. Elias Adodo Aboflan, assistant au secrétaire exécutif du CFCC. M. Aboflan a rassuré que le CCFCC fera en sorte que ceux qui n’ont pas encore acquis cette démarche surtout de post récolte, soient formés en ce sens pour que les producteurs s’engagent sur la voie de travailler avec ces chocolatiers français.
M.Malédy Gatien Omer, secrétaire exécutif du Conseil Interprofessionnel du Café et du Cacao (CICC) du Cameroun, a indiqué que le Togo a été identifié comme un pays présentant un bon potentiel pour la production d’un cacao de qualité. « Pour produire de la qualité, on doit faire plus d’effort qu’avant, on doit s’appliquer, prendre du temps, de l’énergie et ne pas être pressé, puisqu’il y a une bonne rémunération», a souligné M. Malédy
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