
Kpalimé, 13 nov. (ATOP) – Dix élèves ambassadrices et cinq partenaires d’école issus de différents établissements participent, les 12 et 13 novembre à Kpalimé, à un atelier de formation sur la Santé sexuelle et reproductive (SSR) et la Gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) en milieu scolaire.
La formation est initiée par l’ONG Femme de demain (FDD) en collaboration avec COFET avec l’appui financier de Speak up africa à travers l’initiative Voix Essentielles. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Dignité pour les filles : plaidoyer pour l’amélioration de l’accès des filles à la santé sexuelle et reproductive en milieu scolaire au Togo ».
L’activité vise à renforcer les capacités des participantes afin de promouvoir un environnement scolaire plus inclusif, sain et respectueux des besoins spécifiques des adolescentes. Les élèves et leurs encadreurs sont outillés pour devenir des relais dans la promotion des bonnes pratiques en matière de SSR et de GHM, et aussi pour contribuer à lever les tabous liés aux menstruations et à l’égalité de genre.

Cette démarche entend également créer un réseau d’élèves et d’adultes engagés, capables de sensibiliser leurs camarades et communautés sur les enjeux de la SSR. Chaque école participante élaborera, à l’issue des travaux, un plan d’action pour la promotion de ces thématiques.
La formation se déroulera en deux phases. La première phase traitera de l’introduction à la santé sexuelle et reproductive ; les notions essentielles liées à la SSR, les droits des adolescents et jeunes, ainsi que les enjeux spécifiques auxquels font face les filles en milieu scolaire. La deuxième phase abordera la gestion de l’hygiène menstruelle. Cette session portera sur la précarité menstruelle, les bonnes pratiques d’hygiène, les infrastructures nécessaires et les comportements favorables à promouvoir dans les écoles.
Les partenaires d’école, pour leur part, sont formés à accompagner les jeunes filles, à promouvoir des pratiques respectueuses et à soutenir la création de clubs scolaires dédiés à la sensibilisation sur la SSR et la GHM.
Pour la chargée du projet à FDD, Barrigah Akoko la question de l’hygiène menstruelle doit être intégrée dans les politiques éducatives et sanitaires. « Pour instaurer une bonne gestion de l’hygiène menstruelle, il faut une approche globale comprenant l’accès à l’eau, des toilettes fonctionnelles, des espaces privés, du matériel adéquat et une éducation adaptée pour les filles comme pour les garçons », a-t-elle expliqué.
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