
Kpalimé, 26 mars (ATOP) – Des femmes et jeunes filles de Yokélé, une localité située dans la banlieue nord de Kpalimé, ont été sensibilisées, le mercredi 25 mars, sur leurs droits fondamentaux et les mécanismes de dénonciation des Violences basées sur le genre (VBG).
Organisée dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes (JIDF), la rencontre s’est tenue autour du thème « Connaître ses droits et agir ». Elle est initiée par l’Union des coopératives de femmes du canton de Yokélé (UCOFECY) avec l’appui de la Coopération allemande à travers la GIZ, dans le cadre du projet « DeZon » relatif à la promotion de l’égalité et de l’équité de genre au Togo.
L’activité est organisée en collaboration avec le ministère des Solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance. Elle vise à renforcer les connaissances des populations, en particulier des femmes et des filles, sur leurs droits ainsi que sur les voies de recours en cas de violences. Elle entend également favoriser un engagement communautaire accru pour la protection des droits des femmes et des filles et l’amélioration de leur accès à la justice.
Au cours de la session, les participantes, ainsi que des représentants de la chefferie traditionnelle, ont été édifiés sur plusieurs droits fondamentaux, notamment le droit à la santé, à l’éducation, au travail, au respect et à la propriété foncière. Les échanges ont également porté sur les libertés religieuses et associatives des femmes.
Mme Avossé Clémentine, présidente de l’Union des coopératives de femmes du canton de Yokélé (UCOFECY), et Mme Aféto Afua, conseillère municipale et directrice exécutive de l’association INGREED, ont rappelé que la JIDF demeure un moment de réflexion sur les luttes menées par les femmes pour l’égalité et la justice. Elles ont souligné que, malgré l’existence de textes juridiques aux niveaux international, régional et national, les violations des droits des femmes persistent sous diverses formes, notamment les violences, les discriminations économiques et sociales.
Le médiateur-conciliateur de la maison de justice de Kpélé-Adéta, Bannerman Kuassi, a présenté les différentes formes de violences auxquelles les femmes sont confrontées, notamment au sein des ménages, ainsi que les voies de recours disponibles. Il a mis l’accent sur les mécanismes d’accès à la justice, tout en recommandant, lorsque cela est possible, des règlements à l’amiable impliquant les chefs de famille ou les autorités traditionnelles. Il a toutefois rappelé que les victimes peuvent saisir directement les juridictions compétentes et bénéficier de l’accompagnement de structures spécialisées, notamment des centres d’écoute et des organisations de défense des droits des femmes.
La présidente de l’UCOFECY a indiqué que cette initiative vise à susciter une mobilisation accrue des acteurs communautaires afin de bâtir des communautés plus informées, engagées et capables de lutter efficacement contre les violences et les discriminations.
Le même événement aura le jeudi 26 mars à Danyi au profit des femmes et filles de ladite localité.
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