
Kpalimé, 24 juil. (ATOP) – Les communautés des cantons de Lavié et de Tové- Ahundzo, dans la préfecture de Kloto, ont été sensibilisées, les 22 et 23 juillet respectivement dans les localités précitées, à la déconstruction des normes sociales qui limitent le potentiel des femmes et des filles. Cette activité intervient en prélude à la célébration de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA), observée chaque 31 juillet.
L’activité est organisée par le ministère des Solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance avec l’appui de la Coopération allemande. Elle est mise en œuvre par la GIZ à travers le projet DeZon : Promotion de la participation féminine, de l’égalité et de l’équité de genre au Togo. Cette campagne vise à susciter une prise de conscience collective autour des normes sociales qui entretiennent les inégalités entres les femmes et les hommes. Elle entend également déconstruire les normes, sensibiliser les communautés à leurs conséquences et encourager l’adoption de comportements favorables à l’égalité et à l’inclusion.

Les inégalités, selon les animateurs, trouvent souvent leur origine dans des croyances, des pratiques et des normes sociales qui déterminent les rôles attribués aux femmes et aux hommes. Elles influencent l’accès aux opportunités et limitent la participation des femmes aux instances de prise de décision. Les pratiques quant à elle, se traduisent par une faible représentation des femmes dans les espaces décisionnels, une répartition inéquitable des tâches domestiques, des difficultés d’accès aux ressources économiques, au foncier et une limitation des perspectives offertes aux filles. Ils ont souligné que la réussite de cette campagne repose sur une démarche participative. Selon eux, les communautés sont les premières concernées par les conséquences de ces normes et qu’il est essentiel de partir de leurs expériences avant de proposer des solutions.
Les formateurs ont invité les participants à identifier des pratiques susceptibles d’apporter des changements dans les familles et communautés. Ils ont exhorté les femmes à être davantage représentées dans les instances de prise de décision et leurs opinions mieux prises en compte.
Les échanges, conduits sous forme de causeries-débats, ont porté sur la compréhension des normes sociales et de leurs effets sur les comportements, les stéréotypes de genre ainsi que leurs impacts sur les femmes, les filles, les familles et les communautés. L’approche participative retenue a favorisé le dialogue, le partage d’expériences et l’identification de solutions adaptées aux réalités locales.
Le maire de la commune Kloto 2, Eho Kodzo Mawuena, a salué cette initiative qui, selon lui, s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités togolaises en matière d’équité de genre. Il a remercié le Président du Conseil, Faure Gnassingbé qui a fait de l’équité de genre une priorité du développement national, permettant ainsi aux partenaires techniques et financiers d’accompagner le Togo dans la promotion des droits des femmes.
Présent à la rencontre, le curé de la paroisse de Lavié, le père Léon Kavéguè, s’inspirant d’une pensée de Paul VI, a rappelé que la femme occupe une place essentielle dans la société. « Quand une femme se lève, elle élève les autres. Elle a donc besoin d’être éduquée, soutenue et valorisée », a-t-il affirmé.
Le chef canton de Yokélé, Togbui Gbago VI a souligné que depuis l’antiquité l’homme a toujours pensé à la femme ; précisant que c’est aujourd’hui par avidité que l’homme écarte les femmes de l’accès à la terre. Le chef a souligné que dans sa communauté, lors des partages, il a ordonné que la femme soit incluse au même titre que les hommes. Il a souligné que lorsqu’il y a des problèmes, il s’implique davantage pour rétablir l’ordre en permettant à la femme d’accéder au foncier.
ATOP/AYH/HKM/KYA






