
Kpalimé, 27 mars (ATOP) – Les acteurs impliqués dans la gestion des ordures ménagères dans la ville de Kpalimé, s’engagent pour une relance des activités d’enlèvement des ordures ménagères lors d’une conférence-débats sur la problématique de la gestion des ordures ménagères, le mercredi 26 mars.
Cette conférence-débats est placée sous le thème « Vers une volonté forte et des engagements concrets pour la consolidation et la pérennisation des acquis ». Elle fait suite au constat selon lequel, depuis 2013, la mairie de Kpalimé tente d’avoir un cadre propice d’enlèvement des ordures ménagères, mais échoue à chaque tentative. Les actions commencent bien, mais ne se concrétisent pas.
Cette initiative est à l’actif de l’association Développement Piloté par la Communauté (DPC) en collaboration avec le Bureau Novissi avec l’implication du collectif ‘’Miagbo Ko’’ (Notre environnement est propre), l’ONG ECOCENT, l’ADJKB et l’ONG Terre des Jeunes. Elle vise à responsabiliser les acteurs impliqués afin de poser les bases d’une approche efficace et durable pour la gestion des déchets à Kpalimé et discuter sur les défis et opportunités liés à la gestion des ordures ménagères à Kpalimé. Concrètement, il s’agit d’échanger entre acteurs, faire l’état des lieux et envisager les perspectives.
L’occasion a permis au chargé à l’assainissement à la mairie, Fiadjigbé Florent de faire l’état des lieux des initiatives passées et actuelles de gestion des déchets solides et rappelé les difficultés ayant freiné la mise en place d’un système efficace et durable.
M. Ayénan Adékin du volontariat d’engagement a partagé avec les acteurs, l’expérience du cas gestion des ordures à Lomé. Il a préconisé comme solution, la sensibilisation et dit que pour une bonne gestion des déchets dans les quartiers, les Comités de Développement des Quartiers doivent s’impliquer dans la sensibilisation et des rencontres avec les établissements scolaires, et les égalises.
M. Etsè Pascal, acteur de développement a souligné qu’il envisage la mise sur pied d’un cadre de concertation et d’accompagnement dans ce secteur de gestion des déchets dans la ville de Kpalimé. Il a indiqué qu’ensemble, les acteurs peuvent trouver une solution à ce problème qui gène les ménages et la population de Kpalimé. Il a encouragé un engagement des autorités locales, des ménages, des entreprises et des ONG dans la gestion des déchets et proposé des solutions concrètes et viables pour une meilleure organisation du ramassage et du traitement des ordures ménagères.
En termes de perspectives, M. Etsè avec l’appui de ECOCENT envisage de mettre sur pied un modèle dans le quartier de Novissi qu’il peut éventuellement implémenter dans les autres quartiers de Kpalimé. « Nous travaillons toujours sur le modèle et nous pensons que d’ici la fin de 2025, nous aurons quelque chose qui peut être un modèle à proposer à la mairie et aux autres quartiers de la ville pour cerner ce secteur et avoir un cadre de vie assaini, propre pour susciter l’adhésion des populations » a déclaré M. Etsè.
Mme Konder Hannah, volontaire ECOCENT s’est appesantie sur le système de recyclage des ordures ménagères, précisant que le recyclage est un modèle clé pour réduire la pollution, préserver les ressources et protéger la santé des populations. Elle a parlé des différentes formes de recyclage (artisanal, mécanique, biologique, chimique). La volontaire chez ECOCENT a également fait cas de la pollution plastique à Kpalimé, son impact sur l’environnement et la santé.
ATOP/AYH/DHK






