
Kpalimé, 27 nov. (ATOP) – La journée internationale de l’homme a été célébrée en différé, le mercredi 26 novembre à Kpalimé, à travers un forum-débat consacré aux vulnérabilités masculines et à l’implication des hommes dans la promotion de l’égalité et de l’équité de genre.
L’activité est portée par l’Association des tantines de la région de la Kara pour le développement (ATAREKAD) en collaboration avec la Croix-Rouge togolaise. Elle a permis de créer un cadre de dialogue inclusif autour du bien-être des hommes, de leur charge mentale et de leur contribution à l’équilibre familial et communautaire. Cet évènement a bénéficié de l’appui de la coopération allemande à travers le projet DeZon, et a été mise en œuvre en partenariat avec le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance.
Des leaders religieux, traditionnels, communautaires et des chefs de ménage des Plateaux et de la Maritime ont été sensibilisés sur les enjeux liés à la santé masculine, aux stéréotypes persistants et à la nécessité d’un engagement actif dans la promotion de l’égalité de genre. Des leaders locaux, représentants d’OSC, femmes leaders et des autorités communales ont également pris part aux discussions qui ont permis d’analyser les réalités auxquelles les hommes sont confrontés dans leurs rôles sociaux, notamment la pression psychologique, les responsabilités familiales et les attentes culturelles.
Le premier sous-thème, axé sur la charge mentale et le bien-être des hommes, a permis d’identifier les causes, les conséquences et les pistes de solutions pour améliorer la santé mentale masculine. Le second volet du forum a porté sur la déconstruction des stéréotypes de genre et les approches éducatives favorisant l’égalité entre filles et garçons.
La représentante du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, Mme Adonou Adjoa Brigitte a invité les acteurs à reconnaître les vulnérabilités masculines et à dépasser les représentations qui limitent leur participation à l’équilibre familial et social. Elle a appelé à une implication accrue des hommes et des garçons en tant que partenaires dans la promotion d’une réelle égalité de genre.
La présidente de l’ATAREKAD, Bamela Diane Romaine a souligné l’importance des échanges pour formuler des recommandations et améliorer les conditions de vie des hommes dans les communautés. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer leur bien-être pour favoriser une meilleure cohésion familiale et sociale.
Le secrétaire général de la commune Kloto 1, Lakougnon Elessem a rappelé que cette journée est une occasion de promouvoir l’équilibre et la compréhension mutuelle dans la société. Il a souligné l’importance des discussions dans la construction d’un environnement où chaque individu, homme ou femme peut s’épanouir.
La journée internationale de l’homme, instaurée le 7 février 1992 par le professeur Thomas Oaster, est célébrée chaque 19 novembre depuis 1999 pour attirer l’attention sur les défis auxquels les hommes font face et encourager des solutions inclusives pour un avenir équitable.
ATOP/AYH/DHK






