
Kpalimé, 30 mai (ATOP) – La population du village de Kuma-Konda a été sensibilisée, ce mardi 30 mai à la place publique du village, sur l’exode rural et ses conséquences dont la prostitution.
Initiée par l’association Petite Sœur A Sœur (PSAS), cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet “Amélioration des conditions de vie et de santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles”. Ce projet est mis en œuvre grâce à l’appui technique et financier d’Action medeor et du ministère Fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
L’objectif est d’attirer l’attention des parents sur les dangers et les conséquences de l’exode rural. C’est également l’occasion pour inviter les jeunes à rester dans leur milieu afin de participer à son développement.
Un sketch présenté par le groupe de PSAS, a illustré la situation des jeunes, à qui sont miroités les merveilles de la ville par les marchands d’illusions, quittent leur village pour la ville à la recherche de meilleures conditions de vie. La pauvreté des sols, la misère et le manque d’infrastructures appropriées sont les principales causes de l’exode rural selon la présentation.
Les animateurs, Mme Drackey-Lawson Sibi Akofa, psychologue et M. Tèvi Ségbeya Koffi Robert, Assistant en communication digitale tous à PSAS, ont éclairé les jeunes sur la surprise qui les attend en ville lorsque l’aventure n’est pas préparée. Ils ont évoqué les conditions de survie en ville, les filles s’adonnent à des activités sexuelles, à des fréquentations malsaines ; vivant dans des maisons closes, exposées à des intempéries, au banditisme, à la drogue et deviennent des objets sexuels entre la main des proxénètes. Les garçons, quant à eux, sans travail, ni qualification professionnelle, séjournent dans des maisons closes et se livrent à la drogue, au cannabis et à la criminalité, ont-t-ils dit. Ces aventuriers s’exposent ainsi à la faim, à la prostitution, à des grossesses précoces, aux IST/VIH/SIDA, à la perte de l’estime et à la confiance en soi, à la peur, à la délinquance, à la prison et à la mort.
Les orateurs ont invité les parents et les autorités traditionnelles et administratives à sensibiliser les jeunes sur la problématique en famille, dans les églises, les marchés ou lors des festivités. Ils ont également plaidé pour la mise en place des infrastructures socio-culturelles, éducatives et économiques pour les retenir sur place.
Petite Sœur A Sœur est une association à but non lucratif qui œuvre pour la santé et le bien-être des enfants et des jeunes filles vulnérables au Togo. ATOP/AYH/GKM






