
Kpalimé, 22 jan. (ATOP) – Des opérateurs économiques et porteurs de projets de la préfecture de Kloto ont pris part, le mercredi 21 janvier à Kpalimé, à la rencontre dénommée « Mercredi de l’Entrepreneur (MDE) ». Cette séance a été axée sur le thème « La loi de finances, exercice 2026, comprendre les nouveautés qui impactent votre entreprise ».
L’initiative est portée par l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF), dans le cadre de sa mission de renforcement des capacités des entreprises.
Cette démarche vise à rapprocher l’information fiscale des opérateurs économiques, en particulier des PME/PMI, afin de leur permettre de mieux comprendre les réformes introduites par la loi de finances 2026, d’anticiper leurs effets et de s’y conformer pour assurer la pérennité de leurs activités.
La loi de finances 2026, adoptée par l’Assemblée nationale le 29 décembre 2025 et promulguée le 31 décembre, s’équilibre en ressources et en charges à 2 751,5 milliards de FCFA, soit une progression de 14,8 % par rapport à l’exercice 2025. Elle introduit plusieurs réformes fiscales, administratives et réglementaires susceptibles de constituer à la fois des opportunités et des contraintes pour les entreprises.
Des innovations fiscales de la loi de finances

L’animateur principal de la séance, Coco de Souza, expert fiscal agréé, a présenté les principales nouveautés fiscales de l’exercice 2026. Parmi celles-ci figure l’exonération de la TVA sur la provenderie destinée à l’alimentation des produits de l’élevage et de la pêche, ainsi que sur la commercialisation de ces produits par des exploitants agréés par l’État. Une autre innovation majeure est la facilitation de l’enregistrement des marchés publics au profit des jeunes et des femmes entrepreneurs. Désormais, l’enregistrement peut se faire moyennant un paiement initial de 5 000 FCFA, le solde étant acquitté ultérieurement lors du paiement du premier acompte ou de l’avance de démarrage. La loi introduit également un crédit-impôt en faveur des entreprises recrutant des personnes en situation de handicap, mesure incitative visant à promouvoir l’inclusion sociale et professionnelle.
Par ailleurs, des amendements ont été apportés au Code général des impôts et au Livre des procédures fiscales, notamment pour le recouvrement de la TVA sur les services numériques, le renforcement de la sécurité juridique des contribuables vérifiés, ainsi que la taxation des gains issus des jeux de hasard au-delà de 500 000 FCFA.
Se conformer pour éviter les redressements
Selon l’expert fiscal, la maîtrise de ces nouvelles dispositions est essentielle dans un système fiscal déclaratif comme celui du Togo. « Une mauvaise application expose l’entreprise à des redressements assortis de pénalités, susceptible de freiner son développement », a-t-il averti. L’expert a invité les entrepreneurs à se faire accompagner par des fiscalistes.
Le directeur général de l’ANPGF, Mme Naka Gnassingbé de Souza, a rappelé que la loi de finances constitue bien plus qu’un simple document budgétaire. « Elle façonne le climat économique, oriente les investissements et influence directement la compétitivité et la survie des entreprises », a-t-elle souligné.
Le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin, ainsi que des représentants de la commune Kloto 1 ont pris part à l’ouverture de la rencontre.
ATOP/ER/AYH/KYA






