Kpalimé, 17 déc. (ATOP) – Des journalistes venus de toutes les régions du pays se sont retrouvés en conclave, les 16 et 17 décembre à Kpalimé, pour réfléchir sur la mise en œuvre des instruments juridiques qui encadrent les libertés d’expression et de manifestation.
Cette rencontre a été initiée par la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) dans le cadre du Projet de promotion des libertés d’expressions et de manifestation en vue de l’instauration d’une véritable base démocratique au Togo. Il s’agit par cette initiative d’appuyer les différentes mesures mises en œuvre par le gouvernement pour la jouissance des libertés consacrées par la loi fondamentale du pays.
L’objectif est de faire un état des lieux de la mise en œuvre des textes relatifs à ces libertés et de trouver des pistes de solutions pour corriger les difficultés. Il est question de faire un diagnostic sur la jouissance des libertés de presse ; d’identifier des pistes de solutions pour l’amélioration des libertés d’expression et de manifestation, de renforcer les capacités des participants sur les mécanismes de défense et de protection de la liberté d’expression et de presse et de les familiariser avec la nouvelle loi organique de la presse. Les participants, notamment les journalistes et techniciens, ont dressé un bilan sur la pratique réelle de la liberté d’opinion et d’expression dans le pays.
Les communications ont porté sur l’analyse du cadre légal de la liberté de presse, l’état des lieux sur la liberté de presse au Togo, la pratique de la Liberté de manifestation au regard de la loi du 11 mai 2011, l’analyse de la nouvelle loi portant sur la liberté de manifestation. Des discussions ont été menées pour un plaidoyer en vue de l’amélioration des conditions de jouissance de ces libertés.
Pour le président de la LTDH, Me Agbogan Célestin, la liberté d’expression et de manifestation constituent les piliers qui soutiennent la démocratie dans un pays. Il est même reconnu dit-il, que la liberté d’expression en l’occurrence celle de la presse, constitue le baromètre de la démocratie. En d’autres termes, on peut mesurer le degré de démocratisation d’un pays en observant la jouissance et l’exercice de la liberté d’expression et de manifestation dans ce dernier, a souligné Me Agbogan.
ATOP/AYH/EKM






