
Kpalimé, 5 mai (ATOP) – Vingt jeunes professionnels en santé animale et environnementale débutent le lundi 5 mai à Kpalimé, une formation de quatre semaines en épidémiologie vétérinaire de terrain niveau de base.
Cette formation est organisée jusqu’au 20 juin par le ministère des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance, en partenariat avec le bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Togo et la FAO du Centre d’urgence pour les maladies animales transfrontalières (FAO-ECTAD) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Première du genre, elle s’inscrit dans le cadre du « Projet d’appui au renforcement de la préparation et de réponse aux urgences sanitaires au Togo (PREPRUS-Togo) à travers le programme: « In-Service Applied Veterinary Epidemiology Training» (ISAVET) de la FAO.
L’initiative vise à consolider les capacités du personnel togolais pour prévenir, détecter et répondre plus efficacement aux maladies animales transfrontalières, aux infections émergentes et à la menace croissante de la résistance antimicrobienne. Il s’agit aussi de fournir un cursus complet des modules de base en épidémiologie appliquée, méthodes de surveillance et d’investigation, et mise en œuvre sur le terrain lors d’un stage de trois mois. À l’issue de la formation, les techniciens formeront un réseau pluridisciplinaire œuvrant selon l’approche « Une seule santé », renforçant ainsi la synergie entre santé humaine et animale pour une meilleure lutte contre les urgences sanitaires.
Les participants alterneront enseignements théoriques du 5 mai au 15 juin et travaux pratiques du 16 au 20 juin, sous la direction du vétérinaire épidémiologiste, Dr Logonda Pangabou et le professeur Kane Yaghouba, coordonnateur régional de la formation en épidémiologie de la FAO ECTAD Afrique de l’Ouest et du Centre. Ils y aborderont notamment, la surveillance épidémiologique; les enquêtes de terrain et réponse, la préparation, la prévention, les investigations sur les foyers de maladie et la riposte coordonnée contre les maladies, la communication, éthique et professionnalisme ainsi que la formation sur le terrain.
Le secrétaire général du ministère des Ressources halieutiques, Animales et de la Réglementation de la Transhumance, Dr Lamboni Matéyendou a indiqué que cette formation consiste à outiller les participants sur les outils innovants de détection, d’alerte et de gestion des crises sanitaires pour préserver la santé animale et environnementale ainsi que la santé humaine. « La santé animale et environnementale et la santé humaine sont aujourd’hui une seule santé et ces différents problèmes sanitaires que ce soit pour les animaux, pour l’environnement et pour les hommes sont gérés donc selon l’approche, une seule santé » a dit le secrétaire général. Il a souligné l’importance de cette formation en ce qui concerne la production animale qui impacte sur le revenu des acteurs à la base que sont les éleveurs, sur la sécurité alimentaire en termes de disponibilité d’aliments de viande, de lait, d’oeufs de bonne qualité et de façon continue. « Ce qui permet aussi à l’Etat d’offrir des emplois sur toute la chaîne, depuis la production jusqu’à la commercialisation des produits » a relevé M. Lamboni.
Le chargé de programme FAO-Togo, Djiwa Oyétoundé, a relevé que depuis 1940, les scientifiques ont détecté près de 330 maladies infectieuses au monde dont 70% sont des zoonoses, des maladies qui peuvent passer d’un animal sauvage aux humains. « On se souvient du Covid 19, Ebola et la maladie de Lassa. D’où l’importance de se préoccuper de la santé animale au même titre que la santé humaine » a-t-il affirmé. Cette formation, dit-il, est venue à point nommé pour renforcer la compétence des agents intermédiaires qui sont sur le terrain et qui ne sont pas des médecins vétérinaires, pour pouvoir détecter et informer des médecins ou vétérinaires de faire leur travail. M. Djiwa a réitéré l’engagement de la FAO à soutenir le programme ISAVET pour l’atteinte des objectifs fixés.
ATOP/SED/KYA






