
Kpalimé, 27 mars (ATOP) – La Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (CNLPAL) a échangé, le jeudi 26 mars à Kpalimé, avec les acteurs du transport des Plateaux-Ouest sur leur rôle dans la prévention et la lutte contre le trafic illicite des armes et des composants entrant dans la fabrication des Engins explosifs improvisés (EEI).
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la sécurité nationale à travers l’implication des professionnels du transport, considérés comme un maillon stratégique dans la chaîne de vigilance, en raison de leur position dans la circulation des personnes et des biens. Elle vise à les associer davantage à la coproduction de la paix et de la sécurité, notamment dans la lutte contre la prolifération des armes à feu.
La rencontre a permis de sensibiliser les participants aux mécanismes de trafic des armes légères et des produits prohibés, ainsi qu’aux composants utilisés dans la fabrication des EEI. Elle a également favorisé les échanges sur les dispositifs de signalement et de dénonciation, tout en jetant les bases d’une plateforme de collaboration entre les acteurs du transport et les structures en charge de la sécurité.
Les participants ont été, également, édifiés sur les enjeux de la sécurité routière, la problématique du trafic illicite des armes et la nécessité d’une collaboration étroite entre les forces de sécurité et les professionnels du secteur, en vue de prévenir les menaces et de préserver un climat de paix durable.
Le gouverneur de la région des Plateaux, Gal Maganawé Dadja a rappelé que les flux illicites d’armes à feu transitent par tous les modes de transport, notamment terrestre, ferroviaire, aérien et maritime. S’appuyant sur des données internationales, il a souligné que « le trafic illicite et l’utilisation abusive de ces armes constituent des facteurs majeurs d’instabilité et de conflits dans le monde ». Le gouverneur de la région des Plateaux a indiqué qu’en 2021, près de 580.000 personnes ont été tuées de manière violente, dont la moitié par armes à feu, ajoutant que la violence armée a coûté environ 22,6 milliards de dollars à l’économie mondiale en 2023. Pour lui, la maîtrise de la circulation des armes est une condition essentielle à la paix et au développement durable.
Le vice-président de la CNLPAL, El Hadj Inoussa Bouraïma a insisté sur l’importance de la lutte contre la prolifération des armes légères dans toute stratégie de prévention des conflits. Il a relevé que les trafiquants exploitent tous les moyens de transport pour organiser leurs activités illicites, exposant ainsi les professionnels du secteur à des implications involontaires dans des actes criminels. Il a invité les acteurs du transport à faire preuve de vigilance et à jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre ces fléaux.
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