
Kpalimé, 21 oct. (ATOP) – Les chefs traditionnels et populations des communautés de l’espace frontalier du Togo et du Ghana sont sensibilisés conjointement, sur la réaffirmation des limites de la frontière terrestre entre le Togo et le Ghana. C’était le vendredi 20 octobre à Kamétonou, à 22 km au nord-ouest de la ville de Kpalimé.
Cette rencontre fait suite à celle qui a regroupé les mêmes acteurs la veille à Honuta au Ghana pour la même sensibilisation. Elle est initiée par les gouvernements des deux pays (Togo et Ghana) grâce au financement de la coopération allemande (GIZ).
Ces séances ont mobilisé les populations et les chefs traditionnels pour susciter leur accompagnement dans la réussite de l’opération de réaffirmation des frontières du Togo et du Ghana. Il était question de promouvoir la coopération, le vivre ensemble et d’adopter une approche participative qui mette les populations frontalières au cœur de la démarche.
Cette opération est conforme au mandat des commissions des frontières et à la convention de l’Union africaine. Elle aboutira à la reconstruction des bornes frontalières ou marquages définissant les limites terrestres entre les deux pays. Un certain nombre de bornes le long de la frontière entre le Togo et le Ghana ont disparu à cause de divers facteurs. Entre autres facteurs, on note l’érosion, la falsification ou l’enlèvement pur et simple des bornes. Cette initiative permettra donc aux deux Etats de confirmer conjointement les frontières internationales afin d’éviter tout différend futur. Les équipes techniques des deux pays se mettront à l’œuvre après cette étape de sensibilisation.
Le chef division des ressources humaines au ministère de l’Administration territoriale, Pouyo Samah, a indiqué que la gestion d’une frontière commune est une responsabilité partagée. C’est ce qui justifie, d’après lui, que le Ghana et le Togo continuent d’entretenir de bonnes relations par le respect mutuel, des croyances culturelles et sociales partagées pour sauvegarder la paix et la stabilité entre les deux pays. Il a invité les participants à soutenir les membres du comité technique conjoint et à s’impliquer dans l’opération pour une bonne gouvernance de l’espace frontalier des Etats.
Le directeur des opérations de la commission des frontières du Ghana, Col Henry Badasu a souhaité qu’à chaque niveau, chacun puisse jouer son rôle pour le bien-être et l’intérêt des populations.
L’expert géomètre au service du cadastre de l’OTR, Dotsèvi Atsutsè a invité les populations à surpasser la division créée par la frontière et à s’atteler au développement commun et fructueux des deux communautés. « Nous sommes les mêmes puisque nous avons la même langue, lorsque vous voyez le paysage et l’environnement, personne ne saura où est le Ghana et où est le Togo au niveau des frontière », a déclaré M. Dotsèvi
Le chef de Leklebi Kame, Togbé Atatsi V s’est engagé à accompagner l’équipe technique conjointe dans sa tâche et a souligné que ce travail ne constituera pas une barrière pour les communautés.
La rencontre s’est déroulée en présence des chefs de canton de Agomé Tomégbé, des villages de Kamétonou et de Hanyigban Todzi. ATOP/AYH/GKM






