
Kpalimé, 5 mars (ATOP) – Un atelier national de priorisation des Zoonoses selon l’approche « Une Seule Santé » (One Health), se tient du 2 au 6 mars à Kpalimé. L’ouverture officielle des travaux s’est déroulée, le mercredi 4 mars.
L’atelier est à l’actif des ministères chargé de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement avec l’appui de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers son projet d’appui au renforcement de la préparation et de réponse aux urgences sanitaires au Togo (PREPRUS-Togo) financé par le Fonds de lutte contre les pandémies, les Centers for Disease Control and Prevention Africa (CDC) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
La rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre de l’outil One Health Zoonotic Disease Prioritization (OHZDP), développé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Elle vise à identifier de manière consensuelle les zoonoses prioritaires du pays.
L’atelier se déroule en deux phases, une formation des facilitateurs nationaux (du 2 au 3 mars) et l’atelier national de priorisation (du 4 au 6 mars). Ce dernier réunit des facilitateurs nationaux et internationaux, membres votants issus des secteurs de la santé animale, de la santé humaine et de l’environnement, ainsi que des conseillers techniques et partenaires. Cette activité va permettre de consolider la plateforme nationale « Une Seule Santé », officiellement lancée en 2023, et de doter le pays d’un outil stratégique pour anticiper, prévenir et répondre efficacement aux menaces zoonotiques.
A l’issue des travaux, une liste classée des maladies zoonotiques prioritaires sera adoptée, ainsi que des recommandations et des plans d’action multisectoriels. Les résultats feront l’objet d’un rapport final et serviront de base au renforcement durable du système national de préparation et de réponse aux urgences sanitaires.
Le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin, a rappelé l’importance d’une action concertée face aux maladies partagées entre l’homme et l’animal. « Aujourd’hui, il n’y a plus de différence entre l’habitat de l’homme et celui des animaux. Nous partageons les mêmes espaces et donc les mêmes maladies. Il est temps que nous nous mettions ensemble pour penser la santé de façon globale », a-t-il déclaré.
Le représentant du ministre en charge de l’Agriculture, Dr Komlan Batassé Batawi a souligné que la priorisation des zoonoses constitue « un véritable outil stratégique d’aide à la décision » permettant d’orienter efficacement les ressources humaines, techniques et financières vers les maladies à plus fort impact. Il a insisté sur la nécessité de dépasser les cloisonnements sectoriels : « face à ces enjeux complexes et interdépendants, l’approche « Une Seule Santé » s’impose comme une réponse durable ».
Au nom du ministère de la Santé, Dr Nikiema Pessinaba Christelle, chef de division de la surveillance intégrée des urgences sanitaires et de la riposte, a rappelé que l’initiative répond aux exigences du Règlement sanitaire international (RSI) et aux stratégies de sécurité sanitaire mondiale. Il a indiqué que cette démarche multisectorielle intégrant la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale est choisie pour relever plusieurs défis. Ceux-ci liés aux menaces persistantes (la rage, la brucellose, la tuberculose bovine, la grippe aviaire ou encore la cysticercose) pour la santé publique, la santé animale, la sécurité alimentaire et l’économie des ménages ruraux.
Les partenaires techniques et financiers (FAO, OMS, CDC) ont réitéré leur engagement aux côtés du Togo. Dr Chinenye Emelife Mary, Senior Technical Officer One Health au CDC, a indiqué que les résultats guideront la surveillance, le renforcement des laboratoires, le développement des ressources humaines, la planification de la préparation et la mobilisation des ressources.
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