
Kara, 27 oct. (ATOP) – Les producteurs, transformateurs et commerçants de la région de la Kara ont été sensibilisés, le lundi 16 octobre, sur les risques sanitaires liés à l’utilisation du formol et du bromate de potassium dans la transformation et la conservation des produits agroalimentaires.
Initiée par la direction régionale du Commerce et du Contrôle de la qualité, en collaboration avec INADES-Formation et la Chambre de métiers, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la 7e édition du mois du consommer local placée sous le thème « La consommation locale, facteur d’intégration régionale et de souveraineté économique : défis et opportunités ».
Cette rencontre vise à renforcer les connaissances des acteurs de la chaîne agroalimentaire sur les dangers de ces substances chimiques, à promouvoir le respect des normes de qualité et de sécurité sanitaire et à encourager la mise sur le marché de produits locaux sains et compétitifs.
Les échanges ont porté notamment sur les conséquences sanitaires de l’utilisation du formol et du bromate de potassium, les bonnes pratiques de transformation et de conservation des aliments, ainsi que les exigences de contrôle et de certification des produits locaux.
Le préfet de la Kozah, colonel Bonfoh Farè, a souligné que la promotion de la consommation locale doit nécessairement s’accompagner du respect des normes sanitaires, afin de préserver la santé des populations et de renforcer la confiance des consommateurs. Il a relevé que la valorisation des produits locaux constitue un levier de création d’emplois, d’amélioration des revenus et de réduction de la dépendance aux importations. Selon lui, la qualité et la compétitivité des produits togolais représentent également des atouts pour accéder aux marchés régionaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

La directrice de la Consommation locale, Mme Adovon Mayéka Félicité, a insisté sur la nécessité de concilier la promotion du « Made in Togo » avec les exigences de qualité. Elle a rappelé l’existence de dispositifs nationaux d’analyse, de contrôle et de certification des produits, ainsi que l’obligation faite aux producteurs de soumettre leurs produits aux analyses requises avant leur commercialisation.
Mme Adovon a indiqué que les initiatives de promotion de la consommation locale ont contribué à une augmentation de plus de 40 % du chiffre d’affaires des transformateurs, selon les données officielles. Elle a également évoqué la présence croissante des produits togolais dans les grandes surfaces et l’élargissement des réseaux de distribution grâce aux foires et expositions.
ATOP/AE/AR






