
Kara, 10 juin (ATOP) – Le projet « Développement territorial intégré et bonne gouvernance au Togo », dénommé « GNOZOU », en langue Kabyè (signifiant développement) a été officiellement lancé, le mardi 9 juin à Kara.
Le projet « GNOZOU » est une initiative du gouvernement avec l’appui de la coopération allemande mise en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH. Il est financièrement soutenu par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), à 4.854.081.800 FCFA soit 7,4 millions d’euros pour une période de quatre ans. Il est mis en œuvre dans les régions de la Kara et des Savanes.
L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs territoriaux pour valoriser durablement les potentiels sociaux et économiques de leurs territoires. Il s’agit de contribuer à améliorer les conditions de vie des populations.
La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé du Développement local, Joseph Koamy Gbloèkpo Gomado en présence des institutions partenaires dudit projet. Elle a permis de présenter le projet « GNOZOU » aux acteurs territoriaux et institutions partenaires concernés, puis de valider le plan d’action opérationnel.
Selon les initiateurs, le projet « GNOZOU » exprime à la fois une ambition et une méthode qui part des réalités du terrain, des besoins des populations et des potentialités propres à chaque localité pour transformer les territoires. Le projet contribue à la mise en œuvre de la politique nationale de décentralisation (PoNa 2025-2034) dont la vision est de promouvoir une décentralisation participative, inclusive et performante offrant des services adéquats aux citoyens.
A terme, « GNOZOU » vise le renforcement institutionnel et la professionnalisation des collectivités territoriales sur des axes, notamment la gestion des compétences transférées, la planification territoriale concertée, le développement économique local, l’emploi, la participation citoyenne, la valorisation des potentialités des territoires, de la gouvernance financière locale, ainsi que, l’égalité de genre, la transparence et la redevabilité.
Le ministre Gomado a souligné que ce projet ne marque pas simplement le démarrage d’un autre projet de coopération germano-togolaise, mais une étape décisive dans la trajectoire de la décentralisation au Togo. Il ouvre, a-t-il précisé, une nouvelle phase pour que les acquis institutionnels produisent désormais des résultats tangibles au profit des populations. Le ministre a salué la dynamique continue de cette coopération bilatérale qui vise à consolider le processus de décentralisation et à affirmer les territoires plus résilients, attractifs et créateurs de valeurs.
Pour M. Johannes Klotz, 1erconseiller, représentant de l’ambassade d’Allemagne au Togo, « GNOZOU », met l’accent sur le développement local durable, inclusif et la gouvernance locale, avec des programmes spécifiques destinés aux jeunes afin de renforcer l’engagement social et sécuritaire dans les communes et régions bénéficiaires. Il a félicité et encouragé le Togo pour ses efforts et les avancées significatives réalisées en matière de la décentralisation, tout en réaffirmant l’engagement constant de la République fédérale d’Allemagne en faveur du développement local durable et de la bonne gouvernance.
Le président du conseil régional, Bakem Téba Blakinam, représentant le gouverneur de la région de la Kara, a exprimé la reconnaissance des autorités locales envers le gouvernement et son partenaire pour leur confiance renouvelée. Il a rassuré l’engagement des autorités locales et les principaux acteurs impliqués dans l’exécution de ce projet.
Les institutions partenaires sont les ministères sectoriels en charge de la planification du développement, de l’aménagement du territoire, de l’administration territoriale, de l’économie, de la faîtière des communes du Togo (FCT), de l’agence nationale de la formation des collectivités territoriales (ANFCT). Figurent également parmi elles, les gouvernorats, conseils régionaux et communes des deux régions bénéficiaires, ainsi que les représentants de la société civile, du secteur privé, et des partenaires techniques et financiers.
ATOP/AE/TAL/DHK






