
Kara, 10 juin (ATOP) – Des acteurs de l’environnement des régions des Savanes et de la Kara ont validé, le vendredi 9 juin à Kara, le document relatif au « Cadre environnemental du projet de Gestion Durable des Terres et des Ecosystèmes des zones semi-arides du nord du Togo » (GDTE) au cours d’un atelier.
Cette rencontre est à l’actif de l’Unité de gestion du projet (UGP) à travers de la direction des Ressources forestières du ministère en charge de l’Environnement. L’objectif est de partager avec des acteurs impliqués, le contenu du document soumis à leur l’appréciation afin de s’assurer de la prise en compte de tous les aspects de l’Evaluation environnementale et sociale stratégique (EESS) lors de l’étude. Il s’est agi de recueillir les contributions, apports et orientations des participants pour une exécution durable du projet et de valider le document final du cadre d’étude environnementale stratégique.
Au cours des travaux, les acteurs ont suivi la présentation du document, examiné le rapport d’évaluation environnementale et sociale, analysé le concept genre et le plan d’action en lien avec les principaux éléments. Ils ont ensuite validé le document du cadre environnemental du projet de Gestion Durable des Terres et des Ecosystèmes (GDTE) des zones semi-arides du nord du Togo.
Ce document validé, prend désormais en compte le contexte sécuritaire au nord du pays lié au débordement de la crise sécuritaire du Sahel, dont l’aspect n’était pas prévu lors de la conception du projet.
Ce projet « GDTE » sur cinq ans (2023-2027) est cofinancé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’État togolais pour un montant d’environ cinq milliards de francs CFA. Il a 4 composantes à savoir : le renforcement des capacités et du cadre politique favorables à la neutralité en matière de dégradation des terres et de la biodiversité ; la gestion durable des terres, des forêts et de la conservation de la biodiversité. Il prend aussi en compte l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance et enfin la gestion des connaissances et le suivi-évaluation sensible au genre.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement, le Lieutenant-Colonel Dimizou Koffi Aoufoh, a indiqué que l’EESS est un processus qui favorise la considération de la durabilité environnementale dans la prise de décision. Cet outil, précise M. Dimizou, permet de s’assurer que l’environnement est pris en compte lors de l’élaboration des politiques, des stratégies et des programmes de développement. Il a exhorté toutes les parties prenantes à relayer le contenu du document au sein de leurs bases pour une meilleure appropriation afin d’implémenter cet outil de planification et de prise de décisions dans l’intérêt de tous.
Pour le coordonnateur du projet « GDTE », Awesso Balakiyem, ce projet couvre uniquement les régions des Savanes et de la Kara. Il entend à terme restaurer 59.000 hectares de terres fortement dégradées, vulgariser les bonnes pratiques de gestion durable sur au moins 37.000 ha et développer les techniques améliorées de gestion pour 429.000 ha d’aires protégées. « Ce projet va toucher plus de 128 000 bénéficiaires dont 60% de femmes », a-t-il fait savoir. ATOP/BH/AJA






