
Kara, 12 oct. (ATOP) – La Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) a organisé avec l’appui de l’Internationale de l’Éducation (IE), une rencontre de mobilisation des acteurs du secteur pour un financement de l’éducation publique, le samedi 10 octobre à Kara.
La rencontre a été couplée de la célébration en différé de la Journée internationale des enseignants. Elle est placée sous le thème « La Force du Public au Togo : Ensemble, on fait école ! ». Elle s’inscrit dans une campagne mondiale de plaidoyer pour un financement accru de l’éducation publique, et contre la privatisation et la marchandisation de l’enseignement.
Le but est de renforcer l’engagement des enseignants et des communautés éducatives en faveur d’une école publique gratuite, équitable et de qualité. Il s’agit également de partager les résultats d’une étude sur le financement de l’éducation et la privatisation au Togo, ainsi que de vulgariser les messages de la campagne. Il est aussi question de recueillir les préoccupations de la base syndicale et de rendre hommage aux enseignants pour leur contribution au développement national.
Les participants ont été entretenus sur les conclusions de cette étude réalisée par la FESEN et l’IE. Selon les données, la part de l’éducation dans le budget national est passée de près de 15 % en 2014 à moins de 8 % en 2026, malgré une augmentation des dépenses publiques en valeur absolue. La proportion du Produit intérieur brut (PIB) consacrée à ce secteur, estimée entre 3 et 5 %, demeure également en deçà des références internationales de 4 à 6 %.
Cette étude relève également une progression des établissements privés, particulièrement en milieu urbain, avec des conséquences sur l’égalité d’accès à l’éducation, les charges supportées par les ménages et les conditions de travail des enseignants du privé.
Le secrétaire général fédéral de la FESEN, Lorie Akilè-Esso a réaffirmé l’engagement de son organisation pour la dignité et la valorisation du métier d’enseignant. Il a insisté sur le renforcement du dialogue social, l’amélioration des conditions de travail, la formation continue, l’intégration du numérique et un accompagnement particulier des enseignants exerçant dans les zones rurales difficiles d’accès.
Le directeur régional de l’éducation de la Kara, Bograh Fontou a salué cette initiative qui contribue à la réflexion collective sur les défis du système éducatif. Il a souligné la nécessité de renforcer les infrastructures scolaires et de faire face aux effectifs pléthoriques, tout en réaffirmant le rôle de l’école publique dans la promotion de l’égalité des chances.
Les échanges ont permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations et de réaffirmer leur engagement à relayer les messages de la campagne auprès des communautés éducatives.
ATOP/AE/DHK






