Kara, 10 mai (ATOP) – Le Haut-commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a entamé, le lundi 09 mai à Kara, la première session de la cinquième étape des indemnisations des victimes des crises socio-politiques au Togo.
Cette phase est une continuité des étapes précédentes dans le cadre de la mise en œuvre du programme de réparations des préjudices dans les choix opérationnels établis par le HCRRUN. L’objectif est de réparer les torts causés aux victimes des troubles socio-politiques survenues dans le pays, à travers un geste symbolique en vue de panser leurs plaies et leur permettre de se reconstruire. Il s’agit aussi pour le HCRRUN, de reconnaître les statuts de tous ceux qui ont souffert de ces violences à caractère politique au Togo afin de leur exprimer la solidarité de la nation entière.
L’opération de la région de la Kara prend en compte plus de 1600 victimes des sept préfectures ayant fait leurs dépositions auprès de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), ou de la Commission Nationale Spéciale d’Enquête Indépendante (CNSEI) et n’étant pas encore été indemnisés depuis le début du processus. Elle concerne aussi d’autres préjudices spécifiques enregistrés, notamment, les personnes dites expropriées pour cause d’utilité publique dans la ville de Kara et ceux expulsées d’autres régions du pays pour rejoindre la préfecture de Bassar.
Le colonel Bakali Hèmou, préfet de la Kozah a félicité le HCRRUN pour cette démarche témoignant de la solidarité du gouvernement aux souffrances des victimes. Il a appelé les uns et les autres à bannir dans les comportements, les sentiments de haine, de mépris et d’exclusion qui entravent le développement du pays et le vivre ensemble.
Pour le 1er rapporteur de HCRRUN, Dr. Wiyao Evalo, la réparation des préjudices causés par les crises est un droit et cela fait partie des priorités du chef de l’Etat qui s’est engagé à consoler toutes les victimes identifiées. Il a indiqué qu’à travers ce processus, le HCRRUN veut réitérer les compassions de l’Etat à toutes ces personnes qui ont souffert et continuent de souffrir. « Les moyens de l’Etat sont mis à disposition. Nous prenons le temps pour faire en sorte que ces indemnisations aillent exactement aux personnes qui ont subi de préjudices », a précisé Dr. Wiyao. Il a convié les victimes à adhérer à ce processus de l’unité nationale et du vivre ensemble pour le développement
La remise de chèques aux victimes se fait sous la certification des huissiers de justice, précédée de vérification des identités et d’une prise en charge psychologique.
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