
Kara, 4 mars (ATOP) – La phase pré-test du « projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo, dans l’enseignement supérieur et les centres de formation », a été lancée le mardi 3 mars à l’Université de Kara (UK).
Ce projet est mis en œuvre par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA). Cette phase marque l’aboutissement d’un engagement constant et traduit la détermination du gouvernement à inscrire durablement les valeurs d’éthique, d’intégrité et de responsabilité au cœur de la formation des générations présentes et futures.

L’objectif est de forger chez les étudiants une conscience éthique solide et un sens aigu de la responsabilité publique en vue de les préparer à adopter des comportements exemplaires fondés sur l’intégrité, la transparence, le respect du bien public et la primauté de l’intérêt général, dans leurs futures fonctions. Il est également question d’amener ces apprenants à devenir des acteurs engagés pour prévenir, dénoncer et combattre la corruption, sous toutes ses formes afin de contribuer à l’édification d’une administration intègre, au service exclusif de la nation.
A l’occasion, l’assistance a été entretenu sur plusieurs thématiques, entre autres, « Problématique de la lutte contre la corruption : enjeux et défis » ; « Mécanismes de lutte contre la corruption et la participation citoyenne » ; « Lutte contre la corruption au Togo : cadres juridiques et institutionnel » ; « Corruption et bonne gouvernance » ; « Déontologie et responsabilité professionnelle ».
La directrice de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Dr. Ama Dzifa Gameti, a souligné que la lutte contre la corruption ne peut se contenter des tribunaux et des sanctions, elle doit s’enraciner là où l’esprit se forme dans les universités. Cette rencontre, explique Mme Gameti, vient non seulement transmettre les connaissances du phénomène mais aussi forger chez les étudiants, trois types de boucliers : la conscience, le courage et l’excellence. « La corruption n’est pas une fatalité culturelle mais un véritable frein pour l’avenir, chaque acte de corruption est un diplôme dévalué, une infrastructure défaillante, une chance de moins pour le mérite », a-t-elle martelé.
Le président de HAPLUCIA, Aba Kimélabalou, a fait savoir qu’à la suite du démarrage du pré-test réussi dans les établissements d’enseignement secondaire général et technique et d’Ecole nationale d’administration (ENA), le projet franchit une nouvelle étape décisive avec son lancement à l’UK. « Pour lui, introduire l’enseignement de l’éthique, de l’intégrité et de la prévention de la corruption dans une institution d’envergure, revient à agir en profondeur à la source même des responsabilités futures, c’est contribuer à façonner des décideurs responsables, des gestionnaires rigoureux et des serviteurs de l’État, conscients de la noblesse et de l’exigence de leur mission ».
Le vice-président de l’UK, Prof. Tchable Boussanlègue s’est dit convaincu que d’ici quelques années les apprenants s’approprieront le concept de la corruption afin de contribuer significativement à la bonne marche de l’administration togolaise.
Le secrétaire général du gouvernorat de la Région Kara, le président du Conseil régional de la Kara, le préfet de la Kozah, le corps enseignant et la communauté estudiantine ont pris part à ce lancement.
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