
Kara, 16 mai. (ATOP) – La communauté de Lama-Saoudè dans la commune Kozah 1 est appelée, le vendredi 15 mai dans ladite localité., à consolider les liens familiaux pour le bien-être des enfants, à l’occasion de la célébration de la journée internationale dédiée aux familles.
La célébration, placée sous le thème « Familles, inégalités et bien-être des enfants » est initiée par SOS Villages d’Enfants (SOS VE) section Kara, en partenariat avec SOS VE France et l’Agence française de développement (AFD). Elle s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du projet « Approche régionale pour la protection de l’enfance et de la jeunesse » (ARPEJ 2).

L’activité a mobilisé des familles bénéficiaires du projet, des leaders communautaires ainsi que des gardiens des us et coutumes autour des questions liées à l’éducation des enfants et à la cohésion familiale. Cette célébration vise à contribuer à la déconstruction des normes inégalitaires de genre au sein des familles et communautés. Elle entend également amener les parents et les responsables d’enfants à prendre conscience des effets des inégalités sur la vie familiale et le développement des relations positives au sein des ménages et de la communauté.
Les participants ont été entretenus sur les rapports de genres dans le couple, notamment la promotion des modèles familiaux fondés sur l’égalité, le respect mutuel et la complémentarité, ainsi le partage équitable des tâches domestiques et des responsabilités parentales. Les participants ont aussi été sensibilisés à l’importance du dialogue, du consentement et de la non-violence dans les relations conjugales. Les échanges ont porté sur une éducation équitable des enfants, à travers la déconstruction des stéréotypes de genre transmis dans les familles, afin d’offrir aux filles et aux garçons les mêmes chances de développer leur potentiel et de réussir dans la vie.
La manifestation a été marquée par des sketches éducatifs présentés par les femmes parlementaires de Lama-Saoudè sur les conséquences des violences conjugales et de l’oisiveté dans les ménages. Des jeux récréatifs (awalé, ludo, course pieds joins dans le sac, ainsi qu’un concours de marche d’équilibre avec des boules dans une cuillère à la bouche et ‘’ampé’’) ont meublé la rencontre.
La coordinatrice locale du projet ARPEJ 2 à SOS VE Kara, Mme Accolatsè Enyonam Akouvi a rappelé que la famille demeure le premier cadre d’éducation, de socialisation et de protection de l’enfant. « C’est dans la famille que l’enfant apprend les valeurs et bénéficie de l’affection, de l’encadrement et de soins nécessaires à son développement physique, moral et intellectuel » a-t-elle souligné. Elle a indiqué que les inégalités fragilisent le développement des enfants et affectent directement leur bien-être, à travers notamment l’abandon scolaire, le travail des enfants, la malnutrition, les violences et les troubles psychologiques.
Mme Accolatsè a précisé que le bien-être de l’enfant ne se limite pas aux besoins matériels, mais englobe aussi l’amour, l’attention parentale, la stabilité familiale, l’écoute, la sécurité, l’accès aux loisirs et un environnement social protecteur. La coordinatrice a invité les pouvoirs publics, les collectivités locales, les établissements scolaires, les organisations de la société civile et les communautés à unir leurs efforts pour réduire les inégalités, soutenir les familles vulnérables, garantir les droits des enfants et promouvoir l’accès équitable aux services sociaux de base.
ATOP/SG/TAL/GMM.






