
Kara, 20 oct. (ATOP) – La microfinance dénommée « Promofinance » organise, du 20 au 24 octobre à Kara, une session de renforcement des capacités à l’intention d’une quarantaine de ses agents pour améliorer les services vis-à-vis de la clientèle.
La formation bénéficie de l’appui financier et technique du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAPP). Elle s’inscrit dans la stratégie de professionnalisation et de réorganisation des équipes afin de rendre l’institution plus performante, pérenne et davantage proche des populations. L’objectif est d’améliorer la pratique de services en proposant de meilleurs mécanismes innovants de recouvrement des créances et d’assurer un bon accueil aux clients et la santé financière de l’institution.
Les participants seront outillés sur les techniques de recouvrement à l’amiable et le montage de dossiers de crédit ; les bonnes pratiques d’accueil pour garantir la confidentialité, ainsi que sur la performance commerciale de leur microfinance.

Les travaux permettront à ces agents de repenser leurs activités, d’analyser efficacement les demandes de crédit, de monter des dossiers banquables, et de réorganiser autrement la structure afin qu’elle soit plus performante et plus proche de sa clientèle.
Le chef d’antenne du FNAPP à Kara, Lochnia Moussa Mahamadou a fait savoir que le secteur de la microfinance occupe une place stratégique dans l’économie nationale en matière de l’inclusion financière des couches les plus vulnérables. Il constitue, précise M. Lochina, un instrument essentiel pour réduire les inégalités et soutenir les initiatives économiques de base par leur proximité avec les populations notamment les jeunes, les femmes et les groupements de base. Il a souligné que ce secteur fait face à des défis majeurs qui interpellent à la responsabilité collective dont le premier est la qualité du portefeuille de crédit, auquel s’ajoutent la professionnalisation et le renforcement des compétences des ressources humaines. « Selon les données du ministère des finances et du budget, le taux brut de dégradation du portefeuille des institutions de microfiance a atteint 6, 7% en 2025, un taux largement supérieur à la norme maximale de 3,0% », a-t-il relevé.
« Nous avons fait le choix de placer le capital humain au cœur de notre dynamique d’amélioration de la performance et de transformation institutionnelle », a déclaré la directrice exécutive de la Promofinance, Mme Lokou Lélen Diane. Elle a exhorté les participants à saisir cette opportunité pour se mettre en cause en y participant avec sérieux, ouverture d’esprit et volonté d’apprendre.
M. Yamadjako Kossi, formateur, a laissé entendre qu’une entreprise qui ne se renforce pas est appelée à mourir avant de remercier le FNAPP pour la confiance et l’institution financière pour l’initiative.
ATOP/TAL/BA






