
Kara, 26 nov. (ATOP) – Les résultats de l’évaluation finale du projet « Ado Avance Ensemble (AAE) » ont été rendus public au cours d’un atelier national de dissémination, le mardi 25 novembre.
La rencontre est à l’actif de l’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF), membre de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF). Elle a réuni essentiellement les acteurs principaux impliqués dans la promotion des droits sexuels et reproductifs des adolescents au Togo.

Le projet AAE est mis en œuvre par l’ATBEF dans les districts sanitaires de Dankpen, Bassar, Oti et Oti-Sud. Son exécution a été possible grâce à l’appui financier de l’Union européenne (UE) à travers un consortium de cinq associations sous-régionales, membres de la fédération (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte-d’Ivoire et Togo), chapeauté par Rutgers Academy basé au Pays-Bas. Il a pour but de permettre aux adolescents vulnérables en particulier les jeunes filles de la tranche d’âge 10-19 ans, surtout les non scolarisés et vivant en zones rurales, d’exercer pleinement leurs droits sexuels et reproductifs dans les sociétés qui répondent au mieux à leurs besoins.
L’atelier a permis de disséminer les résultats de l’évaluation finale du projet à l’ensemble des parties prenantes, (directeurs régionaux, chefs-cantons, représentants de chambres de métiers, responsables des associations de jeunes et leaders religieux), après 36 mois de mise en œuvre.
Les consultants et experts ont rappelé le contexte et les objectifs de l’atelier. Ils ont donné un aperçu du projet puis présenté les conclusions clés issues de l’évaluation finale de AAE.
Selon le coordonnateur du projet AAE, Tchagbele Djeri Bouraïma, les observations et les différents rapports montrent que les adolescents, surtout les non scolarisés vivant en milieu rural et particulièrement les jeunes filles, ont un accès limité aux services de santé sexuelle et de reproduction et aux informations, les exposant ainsi aux grossesses, précoces, non désirées et au mariage forcé. Pour lui, les résultats de l’ensemble des activités menées au cours de l’exécution du projet ont permis de toucher un grand nombre d’adolescents, les parents et encadreurs (patrons et patronnes) qui œuvrent pour leur bien-être. « Le projet est venu contribuer à la réduction des inégalités et favoriser l’accès des adolescents aux services et informations liés à leur santé sexuelle et reproductive », a indiqué le coordonnateur Tchagbele.
Une séance de questions-réponses a permis à l’ensemble des acteurs de définir les prochaines étapes de capitalisation et de pérennisation des actions louables de ce projet qui est à son terme.
La directrice exécutive de l’ATBEF, Mme Noélie Koevi-Koudam a fait remarquer que la diversité des acteurs présents, atteste de la reconnaissance que les droits sexuels et reproductifs des adolescents sont une responsabilité collective. Elle a réitéré la disponibilité de son association aux côtés des jeunes pour la défense et la jouissance de leurs droits en santé sexuelle et reproductive, invitant les participants à partager les acquis du projet pour sa continuité au quotidien.
Le préfet de la Kozah, Col. Bonfo Faré a notifié que le phénomène de grossesse non désirées des adolescents reste inquiétant et les défis à l’accès des jeunes et adolescents aux services de santé sexuelle et reproductive y demeure malgré les efforts du gouvernement et ses partenaires.
ATOP/SG/TAL/DHK






