
Kara, 24 jan. (ATOP) – La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) a initié, les 22 et 23 janvier à Kara, un séminaire de formation des professionnels des médias du septentrion sur le thème : « Les fake news à l’ère de l’Intelligence artificielle (IA) ».
Ce séminaire s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion d’un espace médiatique responsable, à l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit les pratiques de production et de diffusion de l’information. Il a rassemblé notamment les journalistes, communicateurs, responsables institutionnels et acteurs de la société civile, des trois régions septentrionales du pays. Cette initiative a permis de renforcer les capacités de ces acteurs à combattre les fausses informations et à promouvoir une communication responsable en exploitant à bon escient, les opportunités de l’IA de manière stratégique et efficace, tout en luttant contre la désinformation.

Les participants ont été outillés à travers trois communications relatives à l’IA (atouts et inconvénients) ; aux mécanismes institutionnels et juridiques de sanction des fausses nouvelles et aux outils de détection des fausses informations. Ces communications ont porté les avantages et inconvénients de l’IA, les mécanismes judiciaires de régulation et de répression en cas de diffusion de fausses informations, ainsi que les outils de vérification et de détection des informations auxquels doivent recourir les professionnels des médias avant la diffusion.
Le président de la HAAC, Télou Pitalounani, a déploré qu’avec l’IA, les fake news se propagent plus rapidement, de manière plus massive et seront de plus en plus sophistiquées, combinant texte, son et vidéo pour tromper tous les sens. Il a cité en exemple la diffusion d’images manipulées lors des dernières manifestations de rue au Togo, portant atteinte à l’éthique journalistique. M. Telou a insisté sur la responsabilité de chaque acteur de l’information à travers sa publication, son partage ou relai. Le président a invité les participants à devenir des relais de bonnes pratiques dans leurs rédactions et institutions respectives.
Le secrétaire du gouvernorat de la région de la Kara, Gountibote Gnigbangou a reconnu que l’IA constitue un moteur de transformation pour les États, en matière de gouvernance, de lutte contre la corruption, de planification et d’orientation des politiques publiques. Cependant, souligne-t-il, elle peut être utilisée à des fins subversives telles que la désinformation, la diffusion des contenus mensongers, l’attribution de faux propos à des personnalités et la manipulation de l’opinion.
Les bénéficiaires de cette formation ont salué l’initiative qui leur a permis de renforcer leurs connaissances sur l’IA, devenue aujourd’hui, un outil puissant incontournable dont la mauvaise utilisation engage la responsabilité de l’auteur.
ATOP/AE/TAL/BV






