Kara, 13 juil. (ATOP) – L’édition 2022 des luttes traditionnelles « Evala » se tiennent, du 9 au 17 juillet dans les préfectures de la Kozah et de Doufelgou. Pendant une semaine, ces deux préfectures voient débarquer plusieurs autorités et personnalités, les natifs venus de tous les coins du pays, des visiteurs, touristes et des Togolais de la diaspora venus assister aux empoignades sur les terrains de lutte. Cet afflux des populations vers les arènes offre une opportunité d’affaires aux revendeurs, commerçants et entreprises.
Sur les différents sites de lutte bondés de monde, d’importantes activités économiques se développent. Autour des arènes, on observe une ruée vers les étalage de fruits, de beignets, d’arachides préparées, de tubercules d’ignames cuits ou grillés, de maïs frais préparés ou grillés, de galettes, de bonbons, de biscuits, de riz et haricots préparés. On voit également des attroupements de danseurs, consommateurs, visiteurs et même les lutteurs autour des nombreuses vendeuses de la boisson locale « Tchoukoutou » pour étancher leur soif. Des groupes aussi s’observent autour des vendeurs de viande de porcs, « afanandou » en langue locale. Des bars bien animés, servent, en outre, des bières fraîches des sociétés de boisson.
Maman Mazalou, vendeuse de « Tchoukoutou », se frotte déjà les mains car après trois jours de luttes, elle a pu écouler quatre sceaux « Ducros » de sa boisson. « Si la vente continue comme ça, je ferai un grand stock de sorgho pour la saison prochaine », a-t-elle dit, toute confiante.
Pas très loin, Kpatcha, vendeur de la viande de porc, une viande très prisée dans le milieu, a le sourire aux lèvres. C’est durant cette période que je fais mes meilleures recettes, avoue-t-il.
Comme eux, beaucoup de vendeurs et vendeuses rencontrés affichent les mêmes optimismes.
Sur les mêmes lieux, des entreprises font également la promotion de leurs produits et services en déployant les jeunes filles et garçons vers les visiteurs pour leur proposer les différents articles en vente. Ils organisent des jeux-concours pour attirer la clientèle afin de booster leur visibilité. Les conducteurs de taxi-motos font des va et vient incessants. Ils parcourent de longues distances avec leurs clients et font de bonnes affaires malgré la cherté du carburant. « Je souhaite que la période des Evala ne prenne jamais fin », confie le jeune Aklesso, en sortant de nombreux billets de banque de sa poche.
Les structures hôtelières ne sont pas du reste. Elles profitent de l’engouement autour des luttes Evala pour réaliser le maximum de leurs chiffres d’affaires. Elles sont, à cette occasion, bondées de clients et ont même parfois la peine de les contenir. Un gérant d’un hôtel de la place, Dieudonné Tchangaï, nous explique que Les Evala constituent une excellente vitrine pour les entreprises et sociétés de faire la promotion de leurs produits et services. Cette manifestation nous permet d’héberger plus de clients et il arrive même que nous refusons ceux qui ne font pas de réservation.
La période des Evala est donc propice pour le développement des activités économiques et nombreux sont acteurs économiques qui souhaitent rien que pour cela la pérennité de ce rite initiatique.
ATOP/AEM/KYA






