
Kara, 25 oct. (ATOP) – Un atelier national de dissémination du rapport de l’étude pour la mise en place d’une base de données sensibles au genre dans les domaines des sciences, technologie et innovation (STI) et de la recherche et développement (R&D) au Togo, s’est tenu le vendredi 24 octobre à Kara.
L’atelier, organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESR) à travers la direction de la recherche scientifique et technique (DRST), fait suite à la phase de validation nationale organisée les 21 et 22 octobre à Lomé. Il a bénéficié du soutien financier de l’UNESCO, dans le cadre du Programme de participation 2024-2025 et de l’appui technique de African Union Developpment Agency (l’AUDA-NEPAD) et de l’institut national de la statistique et des études économiques (INSEED).
La rencontre a permis de diffuser les résultats du rapport de l’étude sur les indicateurs des STI et R&D en vue de leur appropriation par les acteurs régionaux.

Les participants ont suivi une présentation des résultats clés et de la base de données, faite par le consultant, Prof. Korem Ayira. Le rapport d’étude montre prioritairement que, selon la norme internationale recommandée par l’UNESCO et l’UA, le Togo doit dédier 1% de son PIB au financement de la STI et R&D, mais le Togo n’est qu’à 0, 35% du PIB. Il souligne également que les femmes sont sous représentées aussi bien dans l’enseignement supérieur que dans le secteur des STI et R&D et représentent entre 15 et 20%.
Les débats ont permis de renforcer les recommandations formulées qui mettent en avant, l’amélioration de la gouvernance des données R&D, le renforcement de la participation des femmes et des jeunes à la recherche, la mise en place d’une stratégie nationale de recherche et développement. La création d’un fonds spécial consacré au financement des STI et R&D pour intégrer plus de femmes dans ce circuit et le soutien de celles-ci au niveau de l’enseignement supérieur pour accéder aux R&D sont également souhaités.
Le représentant du préfet de la Kozah, M. Bislao Paring a salué cet atelier qui a donné aux acteurs l’occasion de faire des analyses, de partager les expériences et les visions, d’identifier les défis et de tracer de nouvelles perspectives d’actions. Il a réaffirmé l’engagement des autorités locales à soutenir toute initiative qui promeut la recherche, l’autonomisation des femmes et la valorisation des compétences scientifiques.
L’économiste planificateur à la DSRT, Doukou Douwaraga, représentant son directeur, a souligné que cette nouvelle étude, après celle de 2012, permet de doter le Togo des données sensibles au genre actualisées, afin de pouvoir prendre des décisions basées sur les évidences pour mieux éclairer les politiques publiques et voir comment encourager la promotion féminine dans le domaine des STI et R&D.
Environ 25 participants issus de l’Université de Kara, des établissements d’enseignement supérieur privé, des structures de recherches, des incubateurs et hubs technologiques, des entreprises et structures d’appui à l’innovation, des collectivités territoriales et institutions locales de développement, ainsi que des organisations de la société civile ont participé aux travaux.
ATOP/TAL/AK/MEK






