
Kara, 7 nov. (ATOP) – Une session formation des formateurs sur l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC) regroupe, du 6 au 10 novembre à Kara, une vingtaine de participants des régions de la Kara et de la Centrale.
La rencontre se situe dans le cadre de la mise en œuvre du projet de promotion de la coopération transfrontalière, la prévention des crises et le renforcement des structures étatiques pour établir ou assurer la stabilité dans les zones frontalières. Elle est initiée par la coordination générale du Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la Savanes (PURS) en collaboration avec l’unité de gestion du projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO). La formation assurée par deux experts du projet COSO bénéficie de l’appui technique et financier de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) Togo.
L’objectif est de renforcer les capacités des communautés à la base sur l’approche DCC, afin qu’elles puissent participer activement au processus de développement de leur milieu de façon inclusive. Spécifiquement, il s’agit de mettre en place et rendre opérationnel les mécanismes communautaires locaux inclusifs, d’améliorer le dialogue et de renforcer la confiance entre les communautés et les autorités.
Durant les travaux, les participants seront outillés sur les différentes étapes et les outils de l’approche DCC. A travers des exposés, des exercices pratiques et études de cas, ils seront amenés à mieux assimiler les aspects théoriques, ainsi qu’un brainstorming pour encourager l’émergence de nouvelles idées pour une meilleure utilisation des outils. Une sortie de terrain permettra à ces acteurs clés de collecter et d’analyser les données, les outils de la Méthode accélérée de recherche participative (MARP) développés au cours des travaux.
A terme, ces formateurs formés seront chargés d’assurer la formation des animateurs communautaires dans les cantons retenus pour faciliter l’implémentation de l’approche DCC.
Le représentant du coordonnateur général du PURS, Cdt Gado Aklesso a rappelé que le projet PURS prône la cohésion sociale, l’inclusion de tous et la participation de toutes les couches sociales au développement local. « Avec les avancées significatives enregistrées dans sa mise en œuvre dans la région des Savanes, il est impératif, d’étendre le renforcement des capacités des communautés à la base sur l’approche DCC aux régions de la Kara et de la Centrale, précisément aux localités frontalières avec le Bénin et le Ghana où la vulnérabilité des populations est plus perceptible », a-t-il précisé.
Pour le chargé OIM, Marc Kpégba cette session de formation répond aux activités du projet de stabilisation de son organisation au niveau des espaces frontaliers du Togo. « Au niveau du PURS, il y a un certain nombre d’activités qui permettent de mettre la population au cœur du développement communautaire. C’est dans cette optique que l’OIM, en tant qu’agence du système des Nations Unies qui appuie l’opérationnalisation des mécanismes inclusifs de développement communautaire n’a pas hésité à soutenir financièrement cette session de formation », a affirmé M. Kpégba.
L’approche DCC est une approche de développement décentralisée qui met l’accent sur les priorités telles que définies par les communautés elles-mêmes, qui les responsabilise et leur donne les moyens de participer activement à leur propre essor. Quant au PURS, il a pour but de renforcer la résilience des populations face à la menace des groupes armés terroristes grandissante, en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie. Il est mis en œuvre à travers trois composantes à savoir : amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base ; le renforcement des capacités des communautés à générer de la richesse et le renforcement de la sécurisation de l’administration du territoire. ATOP/BH/MG






