
Kara, 29 oct. (ATOP) – Un atelier national de réflexion pour la relance de la filière cotonnière au Togo, autour du thème : « Relever les défis pour une filière cotonnière togolaise performante 2025-2030 », s’est ouvert le mardi 28 octobre à Kara, pour trois jours.
Organisé par la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) en collaboration avec la Fédération nationale des groupements de producteurs du coton (FNGPC), cet atelier regroupe en plus des acteurs de la NSCT et les cotonnculteurs issus de toutes les régions du pays, les experts internationaux venus partager leurs expériences. Ils ont pour mission de réfléchir sur de nouvelles stratégies et actions à mettre en place pour susciter un nouvel engougement du monde paysan pour le coton afin de redonner à cette culture son statut d’« or blanc » et de relancer sa production.
Il sera question d’identifier les principaux goulots détranglement en dressant un état des lieux de la filière au Togo ; proposer des solutions concrètes pour redynamiser la production tout en renforçant la coordination entre les acteurs institutionnels, privés et associatifs. Il s’agira aussi de valider une feuille de route 2025-2030, avec des objectifs, actions et responsabilités de chacun clairement définis ; de mettre en place un cadre de suivi/évaluation de la feuille de route.
Les participants, repartis en groupes vont se pencher sur des thématiques en lien avec les défis de remobilisation des cotonnculteurs ; de la productivité et du changement climatique ; de la logistique et de l’egrenage, ainsi que de la commercialisation et du financement de la filière.
Le directeur régional de l’Agriculture, de l’élevage, des ressources animales et de souveraineté alimentaire de la Kara, Dadja Badalake, a fait savoir que la filière coton n’est pas une option économique, mais une nécessité et un pilier de l’économie nationale, pouvouyeuse d’emplois et principale source de revenus pour des milliers de familles rurales. Sa performance, a-t-il précisé, est indissociable de la souveraineté économique et à l’objectif d’autosuffisance alimentaire. Les difficultés de ces dernières campagnes, appellent donc d’après lui, à la responsablilité collective et à l’action. M. Dadja a réaffirmé la disponibilité de son ministère de tutelle à faliciter la création d’un environnement propice à l’investisement, l’innovation et à la rentabilité pour tous.
Le Président du conseil d’aadministration (PCA) de la FNGPC, Kouroufeï Koussouwè, a remercié le gouvernement pour les efforts consentis depuis 2022 en vue de la revalorisation du prix d’achat du coton graine porté à 300F, à la stabilisation et au mainten du coût des intrants. Selon lui, en dépit de ces efforts, la fillière traverse des difficultés qui nécessitent la remobilisation de toutes les parties prenantes pour des solutions idoines afin qu’en 2030, la production puisse atteindre au moins 150 ou 200 mille tonnes. Le PCA a présenté les doléances de la Fédération tant à l’endroit du gouvernement qu’à la SNCT et les actions qu’elle envisage mener pour remobiliser les producteurs qui n’ont plus d’engouement pour le coton.
Pour le directeur général de la NSCT, Drevon Martin, toutes les parties prenantes doivent créer ensemble un climat de confiance pour l’atteinte des objectifs définis dans la feuille de route en vue de booster significativement la production pour les cinq prochaines années.
Le PCA de la NSCT, Nana Nafamé et le gouverneur de la région Kara, Gal Adjitowou Komlan ont rendu hommage au Président du Conseil pour sa détermination à faire du secteur agricole un moteur du développement du pays et exhorté les producteurs à avoir confiance pour se relancer dans la filière.
ATOP/TAL/BA






