Dapaong, 17 août (ATOP) – Les résultats d’évaluation des activités à mi-parcours du « projet de renforcement de la résilience des communautés locales par une gestion concertée et durable des écosystèmes forestiers et des terres » ont été présentés au cours d’un atelier, le vendredi 14 août à Naki-Est.
Initié par l’ONG Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Auto développement (RAFIA), ce projet est mis en œuvre par un consortium de cinq ONG. Il a reçu le financement de l’Union européenne (UE) et l’appui technique du Programme d’appui à la lutte contre les changements climatiques (PALCC) du ministère de l’Environnement. Il intervient dans 15 localités de quatre préfectures à savoir: Cinkassé, Tandjouaré, Kpendjal et Kpendjal-Ouest.
Ce projet qui a démarré en novembre 2018 et qui prendra fin en 2021, contribuera à une meilleure gestion des écosystèmes naturels et cultivés grâce à une meilleure concertation locale des parties prenantes.
Après un an et demi de mise en œuvre du projet dans le Kpendjal et Kpendjal-ouest, il ressort, selon les responsables de l’ONG RAFIA que les résultats sont satisfaisants. On note que les capacités des communautés locales sont renforcées en matière d’adaptation aux risques climatiques, de lutte contre la dégradation des terres/forêts et de législation forestière. Il a été remarqué que les sites sensibles restaurés offrent des services diversifiés aux communautés locales et que des forêts communautaires sont créées ou restaurées pour une gestion plus durable et participative des ressources forestières. Il est également constaté que les localités concernées sont dotées d’outils de planification et de gestion concertée permettant une meilleure prise en compte du changement climatique et des terres et forêts dans le développement local et la capitalisation les acquis du projet.
Plusieurs activités ont été menées jusqu’ici avec la participation des communautés, entre autres, la concertation pour identifier les zones dégradées, la sensibilisation, l’élaboration des chartes de gestion des ressources identifiées et l’aménagement proprement dit qui a consisté à faire des reboisements, à pratiquer l’agroforesterie dans les champs et les cordons pierreux dans certains endroits en fonction des matériaux disponibles puis à installer des coopératives agricoles.
Dans le but de donner de la motivation aux communautés qui font l’effort de restaurer les écosystèmes naturels et cultivés, il est prévu au niveau du résultat 1 du projet, de tenir chaque année un atelier bilan pour voir ce qui a été bien fait et les défis à relever. Ainsi deux villages sur cinq dans le Kpendjal et Kpendjal-Ouest, notamment Nakpatol et Balbiaga ont reçu respectivement le premier et le deuxième prix selon des critères définis pour leur meilleure implication dans la mise en œuvre du projet. Ces prix sont des enveloppes financières pour inciter ces communautés à faire davantage.
Cette action de RAFIA, selon le maire de la commune Kpendjal-Ouest1, Boukari Moali et le point focal PALCC Savanes, lieutenant Kpognon Ayaovi, accompagne le gouvernement dans sa lutte contre la désertisation en vue de la préservation de l’écosystème et la lutte contre les changements climatiques. Ils ont appelé les populations à inscrire la protection de l’environnement dans leurs activités quotidiennes.
Selon le chef département Environnement et Développement local à RAFIA, Makénou Tchoekewo, cette rencontre qui se veut un rétrospectif voudrait non seulement faire le point sur les réalisations à mi-parcours, mais aussi et surtout, encourager les groupes qui œuvrent à la réussite du projet. Il a témoigné sa reconnaissance à l’UE et au PALCC pour leur accompagnement puis convié les communautés à s’engager davantage dans la préservation des ressources naturelles qui ont de multiples avantages dans la vie de l’être humain.
ATOP/BBG/SED






