Notsè, 11 mars (ATOP) – La journée internationale des droits de la femme célébrée le 08 mars de chaque année, a été observée dans les communes du Haho par diverses manifestations allant des sensibilisations aux réjouissances populaires dans les quartiers.
Considérée comme un bilan mi-parcours des efforts consentis dans l’acquisition des droits fondamentaux de la femme et son insertion rapide dans le processus de développement, la célébration de cette année a consacré diverses activités à la sensibilisation sur la protection de l’environnement, le droit à la santé des femmes et des enfants, l’autonomisation de la femme et la scolarisation de la jeune fille.
A Notsè, dans la Commune Haho1, une cinquantaine de femmes ont été soumises à l’auto examen des seins et des populations sensibilisées sur les méthodes contraceptives dans le cadre de la lutte contre le cancer de sein. Initiée par l’ONG Plan-Togo, la rencontre a permis de renforcer les connaissances sur les droits des femmes à prévaloir leurs besoins réels dans les décisions politiques et budgétaires afin de jouir pleinement de leurs droits à la santé.
Le coordonnateur des Programmes de plan international-Togo Kpelega Amana, le personnel médical dont le directeur préfectoral de Santé du Haho Atékpé Somiabalo ont encouragé les femmes à se dépister régulièrement pour réduire les méfaits du cancer de sein qui tue plus des femmes dans le monde. Ils les ont aussi exhortés à promouvoir leur droit à la santé pour conserver « l’Egalité aujourd’hui pour un avenir durable ».
En marge de cette activité, l’Association pour l’Eveil de conscience pour un développement harmonieux intégral (ECDHI) a réuni les femmes revendeuses d’ananas de Nostè autour du thème « Rôle et impact des femmes dans une nation » et « les femmes face à l’extrémise violent ». La rencontre a permis d’informer les participantes sur le rôle importants que joue les femmes dans les domaines de l’éducation des enfants, du commerce et de l’auto-emploi. Elles ont été renseignées sur les causes et conséquences néfastes de l’extrémise violent dont le Togo subi les menaces dans le nord du pays.
Selon le président de l’Association ECDHI Messan Kossi et le conseiller municipal Epou Zoé, il est important que les femmes soient informées de leurs rôles et les dangers qui ruinent le Togo afin de pouvoir répondre à l’éthique du thème de la journée l’Egalité aujourd’hui pour un avenir durable.
A Asrama, la mairie de la Commune Haho 2 a organisé sa 1ere édition de la journée de la femme sur « l’autonomisation et la scolarisation de la jeune fille ». La rencontre a permis d’attirer l’attention des femmes sur la nécessité d’apprendre un métier, de développer une activité génératrice de revenue afin de soutenir leurs familles et impacter le développement de la nation. Elles ont été également exhortées à scolariser leurs enfants surtout de la jeune fille et relever le défi du concept « l’Egalité aujourd’hui pour un avenir durable ».
A l’occasion la porte-parole des femmes Edou Hélène, le 2eme adjoint au maire du Haho 2 Amedanou Kokou et le maire Ayidoté Sossou ont rappelé que le thème « l’Egalité aujourd’hui pour un avenir durable », est une dédicace aux femmes. Selon eux il est important de proscrire la paresse, la négligence et les mauvaises compagnies pour prévaloir l’identité de femme active.
A Wahala dans la Commune Haho 4, l’ONG CADI-Togo en collaboration avec le réseau MenEngage – Togo a sensibilisé les groupements de femmes de Wahala et d’Ayito sur le même thème. Selon le directeur préfectoral de l’Action sociale Dopo Kakadji, il s’agit d’amener les communautés à prendre conscience des causes et conséquences de la dégradation de l’environnement, renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques et soutenir les efforts des femmes en vue de l’égalité d’un futur durable.
Les différents intervenants dont le secrétaire général de la Commune Haho 4 Tcha Kondo, le coordonnateur du Réseau MenEngage-Togo Galley Kossi et la présidente des femmes des cadres cantonaux de concertation femmes leaders (CCCFL) Tchangai Panawé ont encouragé les populations à mettre en terre des plants afin de lutter contre la désertification, l’érosion qui menacent l’écosystème.
Les rencontres ont été marquées par le rappel historique sur la journée internationale des droits de la femme célébrée pour la première fois le 08 mars 1977, sur l’importance de sa célébration. L’exécution de l’hymne des femmes, des sketches sur l’éducation des enfants et la vie familiale et des réjouissances populaires ont enrichi en couleurs cette célébration.
ATOP/YM/KYA






