
Kpalimé, 16 nov. (ATOP) – La population du canton de Yokélé et ses environs dans le Kloto, a été appelée le mercredi 16 novembre, à une prise de conscience et à un changement de mentalité face aux conséquences de l’exode rural, lors d’une campagne de sensibilisation.
Initiée par la chefferie traditionnelle et la conseillère municipale de Kloto 1, Mme Avossé Clémentine, cette campagne a été effective grâce à l’expertise de l’association Petite Sœur à Sœur et son groupe de sketch. Elle a regroupé des parents et élèves ainsi que des membres de groupements de femmes.

L’objectif est d’éveiller la conscience de la jeunesse sur les conséquences de ce phénomène dans la vie des populations de Yokélé. La finalité est d’amener les jeunes à rester afin de s’impliquer et de participer au développement de leur milieu.
Un sketch sur le phénomène de l’exode rural et ses conséquences a fait ressortir la situation des jeunes qui quittent leur village pour la ville à la recherche de meilleures conditions de vie. Les conséquences évoquées sont notamment le viol et la prostitution des filles qui les exposent aux IST/VIH/SIDA et la mort. Les jeunes garçons quant à eux se livrent à la drogue, au vol, à la criminalité, leur conduisant en prison et au décès. A cela s’ajoutent, la faim, la misère, le sous-emploi et des sans-abris.
La psychologue et le logisticien de l’association Petite Sœur à Sœur, respectivement, Mme Drackey-Lawson Sibi et Wéléké Blaise Pascal, ont indiqué que cette situation doit interpeler les autorités locales et administratives. Selon eux, elle doit susciter une réflexion et des moyens d’action pour freiner ce mal. Les orateurs ont convié les parents à conscientiser leurs enfants, à s’informer sur les réalités de la ville et à rendre visite fréquemment à l’enfant une fois en ville.
Quant aux jeunes, les responsables de l’association ont demandé de suivre les conseils des parents. Ils les ont invités à prendre conscience qu’ils sont la relève potentielle de leur milieu qui dispose de beaucoup de ressources. Par ailleurs, ils les ont invités à se joindre à la commune pour participer à la gestion des activités de développement pour assurer le bien-être des populations.
Pour la conseillère municipale, présidente de la commission Jeunesse à Kloto 1, Clémentine Avossé, la dépravation des mœurs au niveau de la jeunesse est très poussée. Elle a appelé la jeunesse de Yokélé à un changement de mentalité leur rappelant qu’ils doivent contribuer au développement de leur canton.
L’association Petite Sœur A Sœur a pour mission l’amélioration des conditions de vie, de la santé des filles, des jeunes femmes vulnérables et leurs familles à travers des sensibilisations avec l’appui de l’Action medeor et du BMZ.
ATOP/AYH/TGB






