
Aného, 11 jan. (ATOP) – Un atelier de partage des résultats et d’expérience sur l’enregistrement systématique des naissances dans la préfecture des Lacs s’est tenu le mercredi 10 janvier à Aného.
La rencontre est organisée par la fondation Aquéréburu and Parteners en collaboration avec la mairie de la commune des Lacs 1. Elle se situe dans le cadre du projet « Agir en faveur de l’enregistrement systématique des naissances dans les quatre communes de la préfecture des Lacs » financé par l’ambassade de France au Togo à travers le programme d’appui au processus de décentralisation au Togo.
La rencontre a mobilisé des maires, des responsables de l’état civil et autres personnalités politiques et administratives. L’objectif est de partager les résultats du projet aux autres collectivités territoriales en vue de s’inspirer de cette expérience pour améliorer davantage le taux d’enregistrement des naissances à travers l’adoption d’une nouvelle politique d’enregistrement systématique.
Ce projet est une nouvelle approche dans laquelle les centres d’état civil et les centres d’accouchement interagissent. Cette politique passe par une prise de conscience des populations de l’importance de l’enregistrement des naissances, les techniques et les bonnes pratiques de l’enregistrement et la modernisation des services de l’état civil.
Le document présenté est intitulé « Retour d’expérience des communes de la préfecture des Lacs ». Il prend en compte la mobilisation et l’implication des acteurs clés, la sensibilisation des populations, le recensement des centres d’accouchement de chaque commune et la création de l’espace état civil dans les centres d’accouchement. Il fait allusion à la formation des agents de l’état civil et des sages-femmes, la collecte des fiches de déclaration et l’établissement des actes de naissances grâce à une inter-opérationnalité des centres d’accouchement et ceux d’état civil. Le document fait figure de la modernisation des états civils centraux en termes d’acquisition du matériel informatique et la mise à disposition d’un logiciel outil. Il résulte des rapports que les communes des Lacs ont établi 700 actes de naissance en 2019, 1975 actes en 2020 (début du projet), 2185 actes en 2021 soit 89,73% et 2599 actes en 2022 soit 98,26%. De janvier à octobre 2023 les communes ont enregistré un taux de 94,29% en termes d’établissement des actes de naissance.
Le préfet des Lacs, Bénissan Tétévi Daté se dit satisfait des résultats probants obtenus. Il a rappelé l’importance de l’acte de naissance dans la vie d’une personne en soulignant que dans une société tournée vers la modernité, l’acte de naissance revêt une importance capital. Il a salué la pertinence du projet qui est une réponse au manquement des parents et qui a sans doute permis d’améliorer considérablement le taux d’enregistrement des naissances surtout dans les milieux reculés.
La représentant de l’Ambassade de France au Togo Mme Lauern Burguis a souligné que le projet marque une part importante dans la reconnaissance de l’identité de chaque citoyen togolais. Elle a exhorté les maires à s’approprier de cette expérience enfin de permettre au centre d’état civil d’être plus opérationnels.
Le représentant de la présidente de la Faitière des communes du Togo, M. Gomado Koamy, maire du Golfe 1 a apprécié la pertinence du document qui répond à la volonté affiché des autorités communales d’améliorer l’offre des services publics à la population. « Cette initiative vient renforcer les efforts de réforme en cours en matière de la promotion de la décentration au Togo », a-t-il dit.
Le président du conseil d’administration de la fondation Aquéréburu and Parteners, Me Aquéréburu Coffi Alexis a mis en exergue l’importance de la déclaration des naissances dans le processus de développement socioéconomique d’une nation. Il a exhorté les maires à lutter contre le phénomène d’enfant « fantôme ». « Nous devons former une coalition pour que dans chaque contré il n’y ait pas d’enfants fantôme, enfant sans identité », a-t-il indiqué.
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