
Sokodé, 29 sept. (ATOP) – L’Alliance pour la défense et le conseil de la femme (ADCF) a organisé un atelier de plaidoyer pour la protection des personnes déplacées internes (PDI), le mardi 29 septembre à Aléhéridè, dans la commune Tchaoudjo 3.
L’atelier s’inscrit dans le cadre de son projet de « Protection d’urgence des droits des femmes et filles déplacées internes dans la commune Tchaoudjo 3 ». Ce projet de quatre mois (juin – septembre 2026) est mis en œuvre, avec l’appui financier de l’organisation « Urgent Action Fund-Africa ». L’activité entend contribuer au renforcement de la prise en compte institutionnelle des droits et des besoins de protection des PDI, particulièrement des femmes et filles exposées aux Violences basées sur le genre (VBG).

La rencontre constitue une étape importante dans le cadre du processus. Elle a permis de présenter les principales activités réalisées dans le cadre du projet et les résultats obtenus, mais surtout de porter un plaidoyer fondé sur les informations recueillies auprès des PDI. Il s’est agi, notamment d’interpeller les autorités sur la nécessité de reconnaître davantage et de prendre en compte les VBG affectant les femmes et filles PDI dans les mécanismes locaux de protection et les réponses apportées à leurs besoins. L’atelier a ainsi permis de passer des constats issus du terrain à un dialogue institutionnel et à des engagements en faveur d’une meilleure protection des PDI.
Dans le cadre de sa contribution à une meilleure protection des droits des PDI, l’ADCF a mis en œuvre une intervention visant à mieux comprendre leur situation, renforcer les mécanismes communautaires de protection et favoriser une plus grande implication des acteurs locaux. Cette intervention a notamment permis de renforcer les capacités des relais communautaires sur les VBG, la vulnérabilité des PDI, les outils de collecte d’informations et les principes éthiques de collecte. Les relais ont ensuite participé à la collecte d’informations auprès des PDI afin de mieux documenter leurs situations, leurs besoins et leurs préoccupations. D’autres actions ont également été menées, notamment des sensibilisations communautaires, des dialogues avec les leaders communautaires et religieux, des entretiens psychosociaux avec les PDI ainsi que des actions de soutien en faveur des femmes et filles déplacées.

La directrice exécutive de l’ADCF, Mme Dédjila Faouzia a fait savoir que les différentes activités ont permis de recueillir des informations sur les réalités vécues par les PDI et de faire ressortir certaines préoccupations liées à leur protection, notamment celles relatives aux VBG. D’après elle, il apparaît donc nécessaire de partager ces résultats avec les autorités locales et les différents acteurs ayant un rôle dans la protection des populations, afin de favoriser une meilleure prise en compte de ces préoccupations au niveau institutionnel.
Le maire de Tchaoudjo 3, Ouro-Bodi Dissadama a salué l’ADCF et son partenaire pour cette rencontre qui vient contribuer à résoudre les problèmes auxquels font face les PDI dans la municipalité. Il a insisté sur la mobilisation des ressources financières et techniques pour garantir un accès d’urgence aux services sociaux de base pour les PDI, soutenir les communautés d’accueil et mettre en place des mécanismes d’autonomisation. Il a réaffirmé l’engagement de la mairie à accompagner la mise en œuvre des conclusions de cette assise.
La rencontre a réuni les autorités locales, les chefs canton, les leaders communautaires et religieux, les relais communautaires ayant participé à la collecte d’informations, les représentants de l’ADCF et d’autres acteurs concernés par la protection des PDI.
ATOP/MEK/BA






