Vogan, 29 oct. (ATOP) – L’association Petite Sœur A Sœur (PSAS) a organisé une journée d’échanges avec les apprentis des différents corps de métiers du canton, le mardi 27 octobre à Vogan.
La rencontre qui a regroupé des jeunes filles, des filles mères, des jeunes apprentis, et des personnes ressources du canton a été axée sur le thème « Les pressions des pairs ». Elle se situe dans le cadre du projet « Prévention de la violence sexuelle et basée sur le genre et renforcement de la santé sexuelle et reproductive et des droits des enfants et des adolescents au Togo ».
L’objectif était de sensibiliser les apprentis sur comment ils peuvent se fixer des objectifs en étant apprenants pour pouvoir atteindre la fin de leur formation et réussir dans la vie. Il s’agissait aussi d’offrir aux apprentis, des services de santé sexuelle et de la reproduction, notamment la prise en charge des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), le dépistage volontaire et anonyme du VIH, et les services de la Planification Familiale (PF) pouvant leur permettre, entre autres de connaître leur statut sérologique et de prévenir les grossesses ou traiter les IST.
L’assise a été marquée par la présentation du thème par les chargées du suivi-évaluation de l’association, Mme Ankudé M’Baka Ankua, une femme leader, Mme Akakpo Adjowa Georgette, un sketch sur les conséquences malheureuses de la compagnie des jeunes filles souvent éprises du gain facile et la responsabilité de celles-ci face à leur avenir. Les oratrices ont entretenu le public sur les causes et les conséquences des grossesses précoces, les dispositions à prendre pour éviter les grossesses précoces, l’importance de la maîtrise de soi, le sacrifice de soi, la prise de conscience en matière de la formation. Elles ont également instruit l’assistance sur la bonne volonté et l’engagement à entreprendre quelque chose dans la vie, le respect des formateurs et parents, la détermination à souffrir et à aller jusqu’au bout en toute situation. Mmes Ankudé M’Baka Ankua et Akakpo Adjowa Georgette ont exhorté leur auditoire à l’obéissance et au respect des parents et des maîtres d’ateliers, à faire d’eux leurs amis et à se fixer un objectif pour finir leur formation au lieu de miser sur les rapports sexuels qui doivent être relégués au dernier rang de leur formation professionnelle.
La représentante de la directrice exécutive de l’ONG PSAS, Mme Kékéssi Akossiwa Edem a présenté sa structure, ses objectifs, sa mission et ses domaines d’activités. Elle a remercié le bureau cantonal de la chambre des métiers de la localité pour la mobilisation des apprenants tout en soulignant l’importance que les autorités et les partenaires accordent à la jeunesse. Elle a invité les apprentis à se donner des objectifs, à la persévérance, à surmonter les difficultés qu’ils rencontreront et à mener des activités génératrices de revenus pour subvenir à certains de leurs besoins qui ne sont pas comblés par leurs parents. Elle les a encouragés au respect des gestes barrières pour accompagner le gouvernement à freiner la propagation de la COVID-19.
Le président de la chambre des métiers de Vo, Ayissou Kokou Eric a remercié l’ONG PSAS pour cette initiative qui touche du doigt, un des problèmes cuisants du secteur informel de Vo. Il a souhaité que de telle sensibilisation soit répétitive pour permettre aux apprentis de mieux se connaître et de changer leurs comportements et mentalité.
ATOP/AKS/SED






