Lomé, 29 juin (ATOP) – Le plan stratégique et d’actions 2022-2026 de l’Unité de Politique Fiscale (UPF) a été validé au cours d’un atelier le mardi 28 juin à Lomé.
L’atelier organisé par le ministère de l’Economie et des Finances a bénéficié de l’appui financier de la Banque mondiale et de l’Union européenne. L’objectif est d’aplanir les difficultés fiscales liées, entre autres, à la gestion des déclarations, au contrôle fiscal dans lequel il y a des enjeux financiers importants et au recouvrement.
Le plan validé se décline en quatre axes à savoir : le renforcement de la capacité fiscale; l’amélioration du cadre juridique fiscal ; le renforcement de la promotion du secteur privé et de la politique fiscale orientée vers le développement durable, le renforcement de la gouvernance et le pilotage du système fiscal. Ce plan ambitionne de faire passer le taux de pression fiscale de 13,6% en 2021 à 15,7% en 2026 afin de tendre à terme progressivement vers la norme communautaire de 20%.
Le document comporte 128 actions budgétisées dont la réalisation est régie par un cadre de mise en œuvre et de suivi évaluation. Le coût de la mise en œuvre dudit plan stratégique est évalué à 3,2 milliards de FCFA.
Le directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, Kossi Toffio a indiqué que l’UPF est un service technique qui assiste le ministre en charge de l’Economie dans l’exercice de ses fonctions en matière de mobilisation des ressources intérieures. Cette Unité, d’après lui, est chargée, entre autres, de proposer une stratégie visant à moderniser le système fiscal, à améliorer son efficience ; à veiller à la cohérence des instruments fiscaux et parafiscaux ; à orienter la stratégie en matière de relations fiscales internationales et à définir la fiscalité en matière de revenus de consommation et de capital.
Le président de l’UPF, Ahiakpor Koffi Délaloma, a relevé que la politique fiscale permet aux citoyens de participer à la vie financière de l’Etat par le biais des prélèvements obligatoires et à l’organisation de sa politique économique et sociale à travers les renonciations financières dans le cadre des dépenses fiscales. « Ce document qui nous montre le chemin et nous donne les moyens de notre action a été élaboré grâce à un important processus de consultation des acteurs dont le point de départ est le rapport diagnostique du système fiscal togolais », a-t-il relevé. M. Ahiakpor a rappelé que l’objectif phare de ce plan est de porter le taux de pression fiscale à 15,7% à l’horizon 2026, de rationaliser des dépenses fiscales, de respecter les critères du pacte de convergence et de stabilité et de superviser le programme national de transition fiscale.
ATOP/SED/BA






