Lomé, 21 juil. (ATOP) – Le Fonds monétaire international (FMI) a présenté en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, le jeudi 21 juillet à Lomé, le rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, édition d’avril 2022.
Ce rapport biannuel a été présenté par le représentant résident du FMI au Togo, Kaffo Melou autour du thème « Un nouveau choc et une faible marge de manœuvre ». Il s’articule sur trois grandes tendances en matière de crise dans le monde et dans la sous-région ouest africaine, notamment les crises liées à la Covid-19, à la guerre russo-ukrainienne et celle liée à l’insécurité dans la sous-région.
Le rapport relève que ces crises ont agi sur la structure de production, le mode de consommation, et sur les grandes agrégats monétaires et financiers. Ces crises ont entrainé la hausse des prix des denrées alimentaires et des produits énergétiques. Évoquant les perspectives régionales, le rapport mentionne quelles sont plus complexes et de trois ordres. Il s’agit de réduire la vulnérabilité liée à la dette, de trouver un compromis entre l’inflation et la croissance et de gérer les pressions sur les taux de change.
Dans les solutions, le rapport relève les défis liés à l’énergie qui est le principal moteur de l’inflation dans la région en améliorant les subventions qui devrait être beaucoup ciblées sur les populations vulnérables et le secteur privé. Ces solutions ont également trait à la gestion des politiques monétaire et fiscale et aux capacités de produire et de transformer en accentuant les efforts pour satisfaire le marché national, régional et international. Le rapport souligne que le secteur privé doit être émancipé pour qu’il continue de prendre le relai de l’investissement public et d’accélérer la vision transformatrice du Togo.
Pour le secrétaire permanant du ministère de l’Economie chargé des réformes, Stéphane Akaya, les questions liées à l’inflation sont de deux origines. Il s’agit, selon lui, de l’inflation externe qui a trait à des produits importés et celle interne liée aux produits de premières nécessités. « L’idée c’est de densifier la production de notre pays dans tous les secteurs, que ce soit l’agriculture, l’industrie et les services. C’est aussi de diversifier l’économie pour passer des produits primaires à des produits transformés tout en s’assurant que le Togo continue par assumer pleinement sa vision de transformation structurelle à travers la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2025 », a-t-il dit.
Le représentant résident du FMI au Togo, Kaffo Melou a expliqué que ce thème est choisi parce que la crise sanitaire de la Covid-19 a limité les marges de manœuvre des pays de la sous-région pour riposter au choc de cette pandémie. Il a dit que les recommandations à court termes consistent à contrôler et à limiter la vulnérabilité à la dette. Selon lui, la crise a contribué à augmenter la dette de façon importante et les taux d’endettement des pays de la sous-région. « Si la crise actuelle n’est pas bien gérée, cela va tout simplement aggraver la situation des finances publiques de la plupart des pays de la région. Le FMI recommande de faire des subventions ciblées pour les populations les plus vulnérables à ce niveau », a-t-il signifié.
Pour les recommandations à long terme, M. Melou a insisté sur la promotion de la diversification des produits de base et le financement du secteur privé pour profiter de l’intégration sous régionale.
Les travaux de cet atelier ont été ouverts par le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Paniah Kofi Agbénoxévi représentant son ministre. Il a fait savoir que son département ministériel va exploiter les conclusions du rapport, afin de poursuivre la mise en place des solutions adaptées aux réalités du Togo. M. Paniah a remercié le FMI et tous les autres partenaires techniques et financiers pour leur soutien et accompagnement aux efforts du gouvernement en vue de réduire la pauvreté dans le pays.
ATOP/DHK/AR






