
Lomé, 21 sept. (ATOP) – Plus d’une cinquantaine d’acteurs de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP) de six pays africains (Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria et du Togo) prennent part, du 21 au 24 septembre à Lomé, à un atelier régional consacré à « l’ETFP dual à l’ère du numérique ».
L’atelier est organisé par le ministère de l’Education nationale, avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ, du Donor Committee for Dual Vocational Education and Training (DC dVET), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de son Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF). Il vise à renforcer l’adéquation entre les formations professionnelles, les besoins des entreprises et les transformations liées au numérique et à l’intelligence artificielle.

Les travaux porteront, notamment sur le renforcement de l’implication du secteur privé dans la formation professionnelle duale. Les participants examineront un guide développé par le DC dVET destiné à favoriser une meilleure participation des entreprises à la formation des jeunes. Les expériences des différents pays seront confrontées afin d’adapter les outils aux réalités nationales. L’atelier s’intéresse aussi au suivi de l’insertion professionnelle des diplômés. Les participants travailleront sur « InserJeune », un outil développé avec l’appui de l’OIF-IFEF pour mieux suivre les parcours des jeunes après leur formation. Les données recueillies doivent contribuer à apprécier l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché du travail et à améliorer les dispositifs de formation professionnelle. La transformation numérique constitue le troisième axe majeur des échanges. Le Togo doit notamment soumettre à validation sa politique nationale d’intégration de l’intelligence artificielle dans l’ETFP. Les discussions concerneront aussi les possibilités offertes par les nouvelles technologies et sur les compétences à développer pour permettre aux jeunes de mieux s’adapter aux mutations du monde professionnel.
A l’issue de la rencontre, trois principaux résultats sont attendus notamment un guide d’engagement du secteur privé adapté au contexte national, des scénarios opérationnels pour le déploiement d’InserJeune et une politique nationale sur l’intelligence artificielle dans l’ETFP enrichie par les contributions des participants.
Le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, a présenté l’ETFP dual comme un choix stratégique pour renforcer les compétences nationales. Il a souligné la nécessité de former les jeunes non seulement pour l’obtention d’un diplôme, mais surtout pour l’exercice d’un métier et leur insertion dans l’économie. Selon lui, le Togo doit répondre à trois transformations qui touchent simultanément les sociétés africaines, la croissance démographique et les attentes de la jeunesse, la transformation numérique qui redessine les métiers et l’évolution des compétences recherchées par les entreprises.
Pour l’ambassadeur désigné de la République fédérale d’Allemagne au Togo, Stefan Messerer, l’évolution rapide des métiers et des compétences, accélérée par la transformation numérique et l’intelligence artificielle, impose d’adapter continuellement la formation professionnelle aux réalités du marché du travail.
La représentante de la directrice résidente de l’OIF, Mme Lena Watt, a rappelé que la transformation numérique doit contribuer à améliorer la qualité des formations, à renforcer l’employabilité des jeunes et à rapprocher les parcours d’apprentissage des réalités des entreprises.
Une visite de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) est également prévue. Elle permettra aux participants d’observer les liens entre les besoins en compétences des entreprises, la formation professionnelle et l’insertion des jeunes.
ATOP/AO/SED






