
Blitta-Gare, 5 nov. (ATOP) – Les éleveurs et agriculteurs des cantons de Blitta-Gare, Blitta-Village, Waragni, Doufouli et Yaloumbè dans la commune Blitta 1 ont été sensibilisés sur la non-violence liée aux dévastations sauvages des cultures, le mardi 4 novembre, à Blitta-Gare.
Cette initiative du préfet de Blitta, Batossa Boukari entend promouvoir la cohésion sociale et le vivre ensemble entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs de la préfecture pour une coexistence pacifique. Il s’agit également de pallier les évènements malheureux qui se produisent, opposant les éleveurs aux agriculteurs avec pour cause, la destruction des cultures, afin de préserver la paix sociale entre ces communautés dans les différentes localités.
La séance a réuni les autorités administratives, traditionnelles, les forces de défense et de sécurité, les éleveurs et les agriculteurs. On notait aussi la présence du commissaire de police, chef d’antenne ANPC Sotouboua, les directeurs régionaux de l’agriculture, et de l’élevage.
Le préfet a donné des orientations aux éleveurs pour éviter la destruction des cultures par leurs animaux, afin que le vivre-ensemble et la paix civile règnent entre éleveurs et agriculteurs. « Éleveurs et agriculteurs que vous êtes, vous devez à tout prix, préserver les valeurs de paix, pour que les générations futures puissent en bénéficier. Vous devez vous acceptez et vous respectez mutuellement, afin que l’agriculture et l’élevage, deux secteurs stratégiques et vitaux de notre pays, avancent sans se cogner », a-t-il recommandé.
Le représentant du pouvoir central a insisté sur le règlement pacifique ou à l’amiable des conflits ou le recours systématique aux autorités locales en cas de sérieux différents. Il a demandé aux éleveurs, de souvent reconnaitre leurs erreurs et cultiver le civisme en présentant des excuses sincères aux agriculteurs en cas de dommages causés à leur culture. Aux agriculteurs, il leur a refusé de se faire justice. Le préfet a demandé aux gardiens des us et coutumes d’entretenir périodiquement, les éleveurs et agriculteurs de leur localité sur la non-violence pour l’atteinte des objectifs.
Le chef des peulhs, Aliou Alidou et des représentants des agriculteurs, ont salué cette démarche qui leur rappelle les obligations auxquelles ils doivent se soumettre ainsi que les comportements et attitudes à adopter pour une cohésion sociale et un vivre ensemble. Ils ont promis de sensibiliser à leur tour, toute leur communauté.
Ces séances de sensibilisations se poursuivront dans les cantons des autres communes de la préfecture.
ATOP/SF/MEK/DHK






