
Lomé, 24 nov. (ATOP) – Le président de l’Assemblée nationale (AN), Prof. Komi Selom Klassou a indiqué, le lundi 24 novembre, à l’ouverture de l’examen du projet de loi de finances, gestion 2026 que cette activité « n’est pas qu’un simple exercice budgétaire dont l’objectif serait de voter des chiffres. Il est l’expression concrète de la vision d’un Togo résilient, solidaire tourné vers l’avenir.
Prof. Klassou a souligné que malgré une conjoncture économique mondiale encore marquée par des incertitudes, notamment le durcissement des conditions financières internationales, la montée des dettes publiques et la volatilité des investissements, le pays continue de se distinguer par sa capacité à résister aux chocs multiples de ces dernières années. « Les indicateurs économiques nationaux traduisent cette résilience et nourrissent notre espoir en un triple point de vue : D’abord, nous notons une croissance du PIB réel qui passerait 6,2% en 2025 à 6,5% en 2026, confirmant la vitalité de no économie.
Ensuite, le taux d’inflation est non seulement maîtrisé, mais plus encore maintenu en dessous de la norme communautaire de I’UEMOA qui est de 3% en 2025 et 2026, alors que dans la zone CEDEAO, ce taux d’inflation oscille entre 18% et 22% sur la période 2023-2026. Enfin, le solde budgétaire, y compris les dons, qui ont atteint l’objectif de 3% en 2025, se maintiendrait au même niveau, ce qui démontre la discipline et la rigueur dans la gestion des finances publiques. Les réformes structurelles engagées par notre pays, sous la haute direction et le leadership éclairé de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbe, Président du Conseil, portent leurs fruits et méritent, non seulement, d’être soutenues avec vigueur et détermination mais aussi méritent d’être relevées et saluées », a-t-il expliqué.
Le président de l’AN a ajouté qu’« au-delà des chiffres, ce projet de loi de finances met en exergue les actions essentielles de la politique publique définie avec en ligne de mire les secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, l’emploi des jeunes, les infrastructures et la sécurité. Ces investissements stratégiques visent à consolider la résilience de notre économie tout en répondant aux besoins pressants de nos populations. Il convient de souligner que le projet de loi de finances, gestion 2026 accorde une attention particulière aux secteurs sociaux en leur consacrant plus de 48% des dépenses de l’Etat ».
« Ce projet de loi de finances incarne par-dessus tout et de façon constante cette grande vision du Président du Conseil de construire un Togo où les décisions budgétaires sont prises dans le respect des principes démocratiques, avec pour objectif ultime : l’amélioration des conditions de vie des populations et le développement durable de la nation », a souligné le président de l’assemblée. « Il est, dans une démocratie parlementaire comme la nôtre, de l’intérêt supérieur de la Nation que le gouvernement et l’Assemblée nationale travaillent en couple afin de forger un équilibre dans le processus budgétaire.
De ce fait, l’étude du projet de loi, gestion 2026 dans le contexte du bicamérisme, nécessite une nouvelle démarche estampillée de pédagogie et de communication. Elle appelle la Représentation nationale au pragmatisme. Je nous invite donc à aborder ces travaux avec une disponibilité totale, une assiduité exemplaire et une volonté inébranlable de servir la République. Je vous exhorte à travailler dans un esprit de collaboration et de responsabilité, à transcender les clivages de tous ordres pour privilégier l’intérêt de nos populations », a poursuivi Prof. Klassou.
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