
Lomé, 31 juil. (ATOP) – Le Comité ad hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public dans le Grand Lomé et les communes littorales de la préfecture des Lacs a animé, le vendredi 31 juillet à Lomé, un point de presse relatif à la libération imminente des emprises maritimes.
Face à l’occupation illégale grandissante des espaces maritimes et urbains, les pouvoirs publics ont de nouveau réagi tout en réaffirmant leur volonté de privilégier le dialogue et la sensibilisation. Cette démarche s’inscrit dans la vision d’un développement urbain maîtrisé et harmonieux promu par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé.
La séance est dirigée par la présidente du Comité ad hoc et gouverneur du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Mme Zouréhatou Kassah-Traoré. Celle-ci était entourée du ministre-maire de l’Aménagement et du Développement des territoires, Joseph Gomado, du préfet de Golfe, Agbodan Kossivi et celui des Lacs, Bénissan-Tetevi Datè.

La présidente du Comité ad hoc et gouverneur a expliqué les fondements juridiques et environnementaux de l’opération. Elle a présenté le chronogramme et les modalités de cette action d’assainissement d’intérêt national et a annoncé un ultime moratoire de trois semaines, accordé aux occupants, pour libérer les emprises. Le gouverneur a indiqué que la préservation du littoral répond à une exigence écosystémique, sécuritaire et légale. Mme Kassah-Traoré a ajouté que l’occupation anarchique de ces zones vulnérables accentue la dégradation de l’environnement marin et menace la sécurité générale de la population. « Le domaine public constitue un patrimoine collectif. Il appartient à tous et ne saurait, par conséquent, faire l’objet d’une appropriation privative en dehors des conditions prévues par les textes en vigueur. » a-t-elle ajouté.
La présidente du Comité a retracé l’historique de la concertation inclusive menée depuis plus d’un an avec les acteurs économiques de la côte. « Le gouvernement a engagé le dialogue avec les occupants du domaine public maritime, particulièrement les tenanciers de bars et espaces de loisirs. A la demande de ces derniers, un premier délai d’évacuation volontaire leur avait été accordé. S’en est suivi un nouveau calendrier fixant la libération des lieux au 28 février 2026. Dans un souci constant d’accompagnement social, ce délai a fait l’objet de deux prorogations successives ; une première jusqu’au 31 mars, puis une seconde de trois mois jusqu’au 30 juin dernier, à la suite d’échanges approfondis avec le ministre chargé de l’Administration territoriale », a expliqué Mme Zouréhatou Kassah-Traoré.
À la suite de l’échéance du 30 juin 2026, l’association des tenanciers de bars a soumis au préfet du Golfe un plan d’action sollicitant un nouveau report de leur départ jusqu’au 4 janvier 2027. Cette requête a été formellement rejetée par le Comité ad hoc. « Accéder à cette demande aurait consisté à pérenniser une situation d’illégalité au détriment direct de l’intérêt général », a précisé la présidente.
Suite à ces différentes concertations, un délai ultime et irrévocable de trois semaines, s’achevant le 30 août 2026, est donné aux occupants pour procéder eux-mêmes au démontage et à la libération volontaire des espaces balisés.
L’action du Comité ad hoc s’articule autour de deux grands volets, notamment une première phase, en cours, consiste à la libération intégrale et l’assainissement du littoral marin bordant les préfectures du Golfe et des Lacs. La seconde phase va concerner le désencombrement des trottoirs, emprises et voies publiques bitumées ou pavées occupées de manière anarchique par les étalages marchands dans les 13 communes du Grand Lomé.
ATOP/SED/MG/KYA






