
Lomé, 9 déc. (ATOP) – Les membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), les magistrats du Tribunal de grande instance et de la Cour d’appel de Lomé, ont échangé, le mardi 9 décembre à Lomé, sur les stratégies de lutte contre la torture dans le cadre de l’édition 2025 de la Journée internationale des droits de l’homme.
Placée sous le thème : « Droits humains, nos essentiels de tous les jours », cette journée est organisée par la CNDH. Elle vise à renforcer la collaboration entre l’institution et l’autorité judiciaire en matière de protection des droits fondamentaux.
Les participants ont suivi des communications portant sur le cadre juridique contre la torture, les mécanismes de détection des cas, la prise en charge des victimes et les mesures disciplinaires ou pénales prévues par la loi. Les intervenants ont instruit les participants sur la nécessité de renforcer les capacités des acteurs judiciaires et de sécurité, d’améliorer la surveillance des lieux de détention et de promouvoir la dénonciation systématique des abus.
Le président de la CNDH, Me Sanvee Kwao Ohini, a souligné la nécessité d’une action concertée pour éliminer la torture. Il a indiqué que « la torture reste l’une des violations les plus graves des droits humains » et affirmé que « la prévention passe par un dialogue continu entre les acteurs de la justice et la CNDH ». Me Sanvee a réitéré l’engagement de son institution à accompagner les magistrats dans l’application des normes nationales et internationales.
Le 2ème vice-président de la CNDH, Kodjo Gnambi Garba a déclaré que « le pouvoir judiciaire joue un rôle essentiel dans la protection de la dignité humaine ». Il a insisté sur l’importance d’une application rigoureuse des textes relatifs à la répression de la torture. Le 2ème vice-président a également souligné l’intérêt de renforcer les formations et d’accélérer les procédures, afin de prévenir les violations.
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