
Atakpamé, 28 déc. (ATOP) – Des acteurs impliqués dans la gestion de l’environnement ont été informés le mercredi 27 décembre à Atakpamé des dates butoirs fixées par le code forestier pour la pratique des feux de végétation dans les champs lors d’une sensibilisation.
Cette sensibilisation est organisée par la direction préfectorale de l’Environnement et des Ressources forestières de l’Ogou dans le cadre de la campagne de lutte contre les feux tardifs ou de brousse. L’objectif est d’informer les participants sur les dates butoirs retenues par le code forestier pour la pratique des feux de végétation dans les Plateaux. Il s’agit aussi de les éclairer et sensibiliser davantage sur les causes et les conséquences des feux tardifs ainsi que les peines réservées à ceux qui s’adonnent à cette pratique.
Les participants, entre autres, les carbonisateurs, les responsables d’ONG et Association, les chefs traditionnelles, les représentants, des peulhs, éleveurs et des chasseurs de la préfecture de l’Ogou ont été entretenus sur l’importance des feux précoces ou de végétation et les dates limites de la pratique de ces feux dans les Plateaux. Il a été retenu que, par rapport à la période de démarrage de la saison sèche, la date limite dans les Plateaux –Est pour les feux tardifs ou de brousse est le 15 janvier et dans les Plateaux – Ouest, le 30 janvier. Il a été recommandé aux participants et à toute la population surtout rurale la mise en place des pare -feux de 2 à 6 mètres de large autour des maisons et des biens pour éviter des surprises désagréables.
Le directeur préfectoral de l’Environnement et des Ressources forestières de l’Ogou, le capitaine des Eaux et forêts, Tchoyoke Kpanté a fait ressortir la différence entre les feux de végétation et les feux de brousse indiquant qu’il est conseillé de pratiquer les feux de végétation pour permettre une régénération de la biomasse (faciliter la pousse des jeunes herbes utiles pour les animaux). Le capitaine Kpanté a fait savoir que les feux de brousse ou feux tardifs, souvent sources d’incendies occasionnant des dégâts matériels et parfois des pertes en vies humaines sont proscrits et interdits par le code forestier. « La pratique des feux de brousse est considérée comme un acte incivique et est sévèrement puni par le code forestier », a-t-il signifié.
Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edmond Edoh a invité les participants à continuer et intensifier la sensibilisation dans leurs milieux respectifs pour véritablement lutter contre les feux de brousses incontrôlés qui sèment tristesse et désolation dans les communautés.
ATOP/KKT/SED






