
Atakpamé, 5 juil. (ATOP) – Des membres des cellules communautaires des huit cantons de la préfecture de l’Ogou prennent part, les 5 et 6 juillet à Atakpamé, à un atelier d’élaboration des plans d’actions communautaires de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescentes et les violences basées sur le genre.
Cet atelier est organisé par le ministère de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescentes. Il a réuni notamment des leaders religieux, traditionnels et des parents identifiés.
L’objectif est d’élaborer des plans d’actions communautaires en vue de mutualiser les efforts contre le phénomène de grossesses et de mariages chez les adolescentes. Il s’agit de réfléchir et définir des outils et stratégies de communication pour sensibiliser les enfants surtout les filles sur les questions liées à la santé sexuelle et à la reproduction en vue de leur permettre de continuer sereinement leurs études ou formations.
Durant deux jours, les travaux vont porter sur, entre autres, la mise à niveau des membres des cellules communautaires sur la problématique des violences basées sur le genre. Les participants débattront de la scolarisation de la fille, les grossesses chez les adolescentes et les mariages des enfants.
La directrice de la famille et de l’éducation de la jeune fille, Mme Boko Afi, a indiqué que les causes de l’abandon des jeunes filles sont parfois liées aux pratiques des us et coutumes, au manque d’éducation ainsi qu’au dogme de certaines religions. Elle a fait savoir que les données du ministère en charge des Enseignements primaire et secondaire révèlent que, « les cas de grossesses en milieu scolaire sont passés de 2792 en 2014-2015, à 3343 en 2017-2018 et de 2990 en 2018-2019 soit une légère baisse grâce aux efforts du gouvernement ». Mme Boko a souligné que la mise en œuvre de ce programme est de contribuer au renforcement de l’action communautaire pour éradiquer les pratiques de mariage et des grossesses des adolescentes.
Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh a témoigné sa gratitude au gouvernement pour avoir initié ce programme dont l’objectif est de réprimer et mettre fin au fléau de grossesse et de mariage des jeunes filles dans les communautés. Il a invité les membres des cellules communautaires à trouver des solutions pour venir à bout de ce fléau qui sape l’avenir des enfants, relève de demain.
ATOP/KKT/TGB






