
Kara, 14 nov. (ATOP) – Les acteurs locaux et les représentants de la société civile de la région septentrionale ont été formés sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) les 11 au 12 novembre à Kara.
La formation a été initiée par les associations Femmes d’Action (FA) et Cœur Solidaire avec l’appui du ministère en charge de la Promotion de la femme et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle intervient dans le cadre de la mise en œuvre des plans d’action issus des recommandations du forum des femmes tenu en 2021.
L’objectif de cet atelier est de mettre en place et de former les comités de lutte contre les VBG afin de contribuer à la réduction de ce phénomène. Il s’agit aussi d’expliquer aux participants, les racines, la manifestation et l’impact des VBG sur ses victimes.
Les participants ont été renseignés sur le cadre légal et législatif en matière de lutte contre les VBG au Togo puis outillés sur les formes, les causes et les conséquences des VBG pour les victimes et pour la communauté. Ils ont été également instruits sur les mécanismes de prévention et les stratégies de lutte contre les VBG. Le leadership des acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG et le cahier de charge des Comités de lutte contre les VBG (CL-VBG) ont été également présentés.
La présidente de l’association Cœur solidaire, Mme Germaine Anaté Kouméalo a indiqué que les violences basées sur le genre sont une réalité en Afrique et partout dans le monde. « Tous les pays se donnent des moyens nécessaires pour éradiquer ce fléau qui impacte négativement le progrès social » a-t-elle ajouté. Mme Anaté a relevé que malgré les différentes initiatives prises par le gouvernement, le fléau prend de l’ampleur avec une recrudescence des cas de violences au Togo. « C’est pour cela que les associations FA et Cœur solidaire avec l’appui des partenaires ont jugé nécessaire d’initier ces formations pour amener les parties prenantes à s’impliquer davantage et au quotidien dans la lutte contre ces fléaux à travers les activités de sensibilisation et l’accompagnant les victimes dans la connaissance et la défense de leurs droits », a conclu Mme Anaté.
Pour le maire de la commune Dankpen 2, Mme Tittora Narétama, ce renforcement des capacités vient à point nommé consolider le cadre institutionnel et technique de lutte contre les violences basées sur le genre et des stratégies nationales de lutte contre les VBG mises en place par les plus hautes autorités du pays. ATOP/BAK/MG






