
Lomé, 24 sept. (ATOP) – Plus de 4 000 personnes sont victimes chaque année de morsures de serpents au Togo, a indiqué le coordonnateur national du programme de lutte contre les Maladies tropicales négligées (MTN), Dr Gnossiké Piham, lors d’une conférence de presse, le mercredi 23 septembre à Lomé.
Cette conférence a été organisée par le ministère en charge de la Santé pour célébrer la journée internationale de sensibilisation aux morsures de serpents, observée chaque 19 septembre. Elle a été placée sous le thème : « Les incapacités dues aux envenimations par morsure de serpent ». La séance a permis de présenter aux professionnels des médias la situation des envenimations, les actions menées et les défis. La finalité est de renforcer la diffusion des messages de prévention, auprès des populations, particulièrement dans les zones rurales.

Selon les responsables sanitaires, au cours de la période allant de 2020 à 2025, le Togo a enregistré 17 942 cas de morsures de serpent, dont 268 décès. Durant la même période, 27 366 sérums antivenimeux (SAV) ont été administrés. Afin de faciliter l’accès aux soins, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures, notamment la subvention de la prise en charge des victimes. Le prix des SAV subventionnés par l’État est de 15 000 francs CFA contre 45 000 F CFA. Plusieurs défis restent à relever, notamment la formation des professionnels de santé, particulièrement dans les centres de santé périphériques, l’accessibilité aux sérums antivenimeux et la sensibilisation des communautés.
Le secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Dr Kokou Wotobé, a fait savoir qu’une morsure de serpent doit être considérée comme une urgence médicale. « Toute victime doit être conduite sans délai vers la formation sanitaire la plus proche », a-t-il déclaré. Il a précisé que le sérum antivenimeux, disponible dans les formations sanitaires, constitue le traitement spécifique recommandé contre les envenimations. Dr Wotobé a appelé les populations à éviter les pratiques traditionnelles telles que les scarifications, les incisions, la pose de garrots ou l’application de produits sur la plaie.
Pour prévenir les morsures, Dr Gnossike Piham a conseillé aux personnes vivant ou travaillant en milieu rural le port de bottes lors des travaux champêtres. Il a également recommandé d’éviter de séjourner dans des maisons inachevées, qui peuvent servir d’abri aux serpents.
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