
Atakpamé, le 16 oct. (ATOP) – Le programme SOS Villages d’Enfants Atakpamé a organisé le jeudi 16 octobre à Atakpamé une journée de réflexion avec les leaders religieux et traditionnels sur les thématiques de l’éducation sexuelle en milieu familial et de l’implication des hommes dans la gestion de la santé au sein du foyer.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Baby Moto », avec pour objectif de favoriser un changement social durable par une analyse critique des pratiques socioculturelles existantes. Des représentants communautaires et des acteurs de la société civile y ont également pris part.
Les travaux ont permis d’explorer les perceptions locales qui limitent l’engagement des hommes dans la gestion de la santé reproductive, maternelle et infantile, et d’identifier les leviers possibles pour transformer ces perceptions. Des pistes d’actions concrètes ont été proposées et validées, parmi lesquelles figurent la sensibilisation des communautés par les leaders traditionnels, l’intégration de l’éducation sexuelle dans les discussions familiales et la promotion de la masculinité positive à travers des modèles locaux. La rencontre a été marquée par un engagement collectif à renforcer le dialogue intergénérationnel et intercommunautaire sur des questions encore sensibles, mais cruciales pour l’épanouissement des enfants et la cohésion des familles.
Le coordonnateur du projet « Baby Moto », Barbo Koffi, a souligné que l’éducation sexuelle est encore un sujet tabou dans plusieurs familles, notamment en raison des croyances culturelles et religieuses. « Notre objectif à travers cette initiative est d’impliquer les leaders d’opinion pour qu’ils deviennent des relais de transformation sociale, afin de permettre une meilleure compréhension, acceptation et transmission de l’éducation sexuelle dès le cadre familial », a-t-il fait savoir. Pour lui, la famille est le premier cadre naturel d’éducation sexuelle et chaque parent doit véritablement jouer son rôle.
Le chef canton de Gleï, Olou Ayéfoumi Kokou Ajadji Akomedi VIII a salué l’initiative de SOS Villages d’Enfants et la pertinence des échanges. « Il est de notre devoir, en tant que garants des us et coutumes, d’accompagner nos communautés vers une meilleure compréhension des enjeux de santé familiale et d’éducation des jeunes. Merci pour cette démarche respectueuse et inclusive » a-t-il indiqué.
ATOP/KKT/BV






