Atakpamé, 11 nov. (ATOP) – La direction régionale des Arts et de la Culture Plateaux a organisé, du 11 octobre au 09 novembre, des expositions et les animations culturelles sur des instruments de musique traditionnelle au centre culturel d’Atakpamé.

Plusieurs objets de musique traditionnelle provenant des différentes préfectures de la région ont été exposés. Il s’agit des instruments membranophones (Goumbe, Aran ou Aran-Lakoun, Igbelè, Pn’lee, Iplédou, Atopani, Atriwu, Asafowu, Bobobowu ou Akpésséwu, Adewu, Azélè Gakpo), des aérophones (Akofè), des Idiophones (Akayè, Gatingo, Gota ) et des cordophones (guitare traditionnelle).
Ces activités s’inscrivent dans la mise en œuvre du projet « Inventaire, Sauvegarde et valorisation des savoir-faire de la facture et de la pratique des instruments de musique traditionnels au Togo : phase nationale » (TGO 01425). Ce projet est initié par le ministère de la Culture et du Tourisme avec l’appui financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, La Science et la Culture (UNESCO). L’objectif est de sauvegarder ces instruments de musique traditionnelle qui sont des trésors pour des générations présentes et futures.
Ce projet est né du constat selon lequel les instruments de musique traditionnelle sont en voie de disparition et de dégradation. Pour y remédier, des sensibilisations ont été organisés à l’endroit des communautés et des formations en faveur des agents collecteurs de ces objets. Des réalisations de campagne de collecte des instruments, le traitement des objets collectionnés, la mise en support des objets, la formation des jeunes à la pratique des instruments de musique traditionnelle dans les Plateaux ont été également initiées.
Le directeur régional de la Culture des Plateaux, coordonnateur régional du projet, Kokou Monkli a déclaré qu’ « à travers ces activités, il s’agit de revitaliser la chaine de transmission des facteurs (tam-tams, tambours) vers les jeunes, sensibiliser la population sur le bien-fondé des instruments de musique traditionnelle. Inculquer aux jeunes la pratique ; comment jouer les instruments de musique traditionnelle, comment les fabriquer pour demain ». Pour finir, M. Monkli a souligné que la fabrication des instruments de musique traditionnelle peut faire vivre « son homme », est une opportunité d’emplois et de création de ressources financières.
ATOP/KV/KYA






